Le temps fort ouvre le 16 mai avec Don Quichotte, une femme à la tâche, une création flamenco de Stéphanie Fuster et de la cie Rediviva. La danseuse frotte son art consommé de la danse flamenca avec la figure du perdant flamboyant, accompagnée du cantaor Alberto Garcia, complice et double, miroir et compagnon de route. Entre rêve et réalité, cliquetis rythmique et musique électronique, le flamenco surgit avec grâce.
Le 19 mai, Marine Mane et la cie In Vitro proposent You’re my sister, sœur, un duo chorégraphique né de photos d’enfance retrouvées après des années de séparation. Dans ce dialogue physique en continu, où lumière et composition musicale accompagnent le mouvement, la réconciliation se déploie jusqu’à faire naître entre les deux interprètes des liens puissants et égalitaires qui mènent à la liberté.
Les 19, 23 et 25 mai, le fildefériste et dessinateur Sébastien Le Guen installe sa caravane et son fil tendu entre deux arbres pour (…) parenthèse points parenthèse, un cirque dessiné né du confinement et de ses conversations avec les passants. Spectacle gratuit en accès libre, il se joue à Montbazin, sur le parvis du Théâtre Molière à Sète et au parc du Château de Girard à Mèze.
Le 21 mai à Mireval, Déplier voit le danseur de hip-hop Virgile Dagneaux observer l’empreinte du temps sur son corps à l’aube de ses 40 ans. Ralentis et accélérations, angles et plis, hip-hop et texte : dans cette danse-confidence coproduite par le TMS, le mouvement dialogue avec une scénographie monumentale dans une célébration joyeusement poétique de nos années qui passent.
Les 22 et 23 mai, Naïade de la cie Out of the Blue s’offre comme une fête de l’eau en accès libre sur le parvis de la gare de Sète. À la croisée du cirque et de l’apnée, quatre corps évoluent avec la fluidité des milieux aquatiques dans un aquarium, rappelant comment l’eau façonne nos paysages et nourrit notre existence.
Le 23 mai, Hybride de la cie Olaf Linësky propose un trio de danse contemporaine entre un arbre et deux danseuses, Sylvie Klinger et Eva Manin, qui explorent peau contre écorce leur relation aux non-humains. Création in situ qui se réinvente en fonction de l’arbre choisi, le spectacle est donné place Victor Hugo à 12h30 et 19h, en accès libre.
Ce même 23 mai, le TMS organise la 3e édition de 1 km de danse, en partenariat avec le ministère de la Culture, la Ville de Sète et le Centre national de la danse de Pantin. De 10h à minuit, rue Raspail, avenue Victor Hugo, place Victor Hugo et parvis de la gare, scènes ouvertes, workshops, spectacles gratuits et bal participatif rassemblent compagnies professionnelles, associations amateurs et habitants autour d’un seul mot d’ordre : danser ensemble.
Le 26 mai au Pôle universitaire Michèle Weil, Vagabondages & Conversations réunit le chorégraphe-danseur Christian Ubl et l’écrivain-jardinier Gilles Clément autour du « brassage planétaire » — cette agitation incessante des flux qui redistribue les espèces autour de la planète. Avec humour et délicatesse, deux hommes d’âge et de génération différents dialoguent entre espace scénique et jardin, danse et langage.
Du 27 au 29 mai, toujours au Pôle universitaire, Tatiana, le feuilleton de Julien Andujar aborde avec une sincérité désarmante la disparition de sa sœur adolescente le 24 septembre 1995 — symbole des disparues de la gare de Perpignan. Fiction autobiographique grave et fantasque, drôle et poignante entre cabaret et théâtre documentaire, le spectacle se déploie en trois épisodes à découvrir séparément ou à la suite.
Le temps fort se clôt le 2 juin avec La vie nouvelle, première pièce commune des chorégraphes et interprètes Sylvain Huc et Mathilde Olivares, complices depuis plus de dix ans. Sur un plateau épuré où un petit cylindre blanc relie les corps, leur danse sculpte l’espace sans thème ni message, dans un rapport de confiance maximale avec le public. Une coproduction du TMS.
Plus d’infos : tmsete.com
Photo : Don Quichotte, une femme à la tâche © Patrick Moll












