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Arles | Festival du Dessin, Frédéric Pajak, directeur artistique : « Le retour en grâce du dessin est phénoménal »

6 Mar 2026 | Arts plastiques, Les interviews

4ème Festival du Dessin du 18 avril au 17 mai à Arles

Entretien avec Frédéric Pajak, directeur artistique

« Aujourd’hui le retour en grâce du dessin est phénoménal »

Dessinateur, écrivain et éditeur, récompensé plusieurs fois notamment du Prix Médicis de l’essai (2014), du Grand Prix Suisse de la Littérature (2015) et du Prix Goncourt de la biographie (2019), Frédéric Pajak assure la direction artistique du Festival du Dessin d’Arles, un événement né du dialogue entre « édition et exposition », consacré aux multiples pratiques du dessin.
Pour cette 4ème édition, le festival investit plusieurs lieux patrimoniaux de la ville et met notamment l’Italie à l’honneur. Réunissant artistes historiques et contemporains, la programmation mêle (re)découvertes, regards croisés et propositions accessibles à un large public. Frédéric Pajak revient ici sur la genèse de l’événement, ses choix artistiques et la manière dont le festival cherche à conjuguer exigence, liberté de regard et ouverture à des publics variés. Rencontre et échange avec un homme passionné et passionnant au service d’un bel événement pour le plus grand bonheur du public à l’approche de cette 4ème édition du festival.

Comment est née l’idée de ce festival ?

Tout a commencé par l’édition. Il y a une vingtaine d’années, j’ai fondé les « Cahiers Dessinés » avec Vera Michalski*, une maison d’édition entièrement dévolue au dessin. À l’époque, c’était comme prêcher dans un désert : les libraires ne savaient pas où ranger nos ouvrages, qui n’étaient ni considérés comme des livres d’art ni comme de la bande dessinée. On s’est beaucoup battus pour être diffusés.

Puis des écoles d’art, qui n’enseignaient plus le dessin, m’ont demandé de monter des expositions : à Lorient, à Toulouse, au total dans une dizaine de villes. C’était un travail pédagogique avec les étudiants, et cela a rencontré énormément de succès. Le public est revenu dans des lieux habituellement consacrés à un art contemporain où l’on ne montrait que des installations ou de la vidéo…

Je mélangeais déjà les genres : Tichý avec Sempé, des dessins de Cartier-Bresson à côté de De Chirico, Topor… Cela a culminé avec une grande exposition en 2015 à la Halle Saint-Pierre à Paris, qui a attiré près de 250 000 visiteurs. J’ai alors compris que le public voulait voir les originaux et pas seulement les reproductions dans les livres. L’exposition et l’édition ne s’opposent pas, elles se complètent.

Quand je me suis installé à Arles il y a huit ans, je ne voulais pas être un « touriste ». Je voulais partager quelque chose avec les habitants. Vera Michalski, (qui a grandi à Arles et qui entretient un lien très fort avec la ville) a immédiatement soutenu le projet. J’ai eu six mois pour organiser la première édition et, grâce à mes contacts, des amis, des galeries, nous avons présenté une trentaine d’expositions, dont, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, les portraits dessinés de Victor Hugo. C’était exceptionnel.

L’installation à Arles a donc été déterminante dans la naissance du festival ?

Oui, notamment à travers la rencontre avec Patrick de Carolis, le maire de la ville, qui a immédiatement manifesté son intérêt pour le projet. Lui-même collectionneur de dessins, il a dirigé le musée Marmottan à Paris pendant sept ans et possède une véritable expérience de la culture. Notre engouement commun pour le dessin nous a réunis et a permis la création du festival.

Le dessin est au cœur de votre parcours depuis le début. Comment cette relation s’est-elle construite ?

Je suis fils et petit-fils de peintres. Mon grand-père, aquarelliste, est mort à l’âge de 50 ans, je ne l’ai pas connu… Mon père est mort à l’âge de 35 ans, quand j’en avais dix. Après sa disparition, je suis devenu le dernier de la classe. Plus rien ne m’intéressait sauf la littérature et le dessin. Dans ces domaines, en revanche, j’étais le meilleur. À seize ans, je suis entré aux Beaux-Arts de Lausanne, que j’ai quittés six mois plus tard. Je m’ennuyais, j’avais envie de vivre… J’ai donc beaucoup voyagé et travaillé pendant des années, mais je n’ai jamais cessé de dessiner.

À 45 ans, j’ai publié L’Immense Solitude, mon premier livre écrit et dessiné, aux Presses Universitaires de France. Le succès de ce livre m’a donné l’élan d’aller voir Vera Michalski pour lui proposer de fonder une maison d’édition consacrée au dessin. Elle a été immédiatement enthousiaste. Ce que j’aime chez elle, c’est qu’elle ne cherche pas les artistes « bling-bling ». Ce qui l’intéresse, c’est la sincérité, l’originalité, la singularité. En cela, nous nous ressemblons beaucoup.

Vous évoquiez la disparition du dessin dans les écoles d’art. Comment expliquez-vous son retour aujourd’hui ?

À mon sens, l’avoir supprimé des écoles a été une erreur totale de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, le retour en grâce est phénoménal. Tout récemment, il y a eu une belle exposition consacrée au dessin à Paris, au Grand Palais (NDLR : Dessins sans limite. Chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou, jusqu’au 15 mars 2026), et la curatrice m’a dit que cela fonctionnait très bien. L’engouement du public est réel : nous-mêmes avons constaté une hausse de fréquentation du festival d’environ 25 % entre 2024 et 2025.

Cela dit, le dessin n’a jamais vraiment été à la mode. On l’a toujours enseigné comme un art mineur, un art préparatoire, jamais comme un art en soi, même s’il a toujours été apprécié des collectionneurs et préservé dans les musées. Par exemple, le musée de Strasbourg conserve une collection de près de 100 000 dessins.

« L’aspect qui me dérange dans le monde de l’art contemporain, c’est son côté impressionnable, très hiérarchisé, avec des critères que je ne partage pas »

Qu’est-ce qui guide vos choix lorsque vous sélectionnez les artistes pour le festival ?

Mon but n’est pas de présenter une sélection purement subjective. Mon critère, c’est que chaque artiste exposé ait trouvé quelque chose de personnel, de singulier, de vraiment unique. Que j’aime ou non son travail importe peu. Ce qui compte, c’est qu’il apporte au dessin quelque chose que d’autres n’ont pas apporté.

Dès le départ, j’ai dit à Vera Michalski que je ne voulais pas faire un « salon » ou une version affadie des grandes foires internationales. On peut faire un événement populaire sans être racoleur. L’aspect qui me dérange dans le monde de l’art contemporain, c’est son côté impressionnable, très hiérarchisé, avec des critères que je ne partage pas. L’art doit rester un espace de liberté. Pas une liberté réservée à un entre-soi. Nous essayons de faire des propositions sans être sectaires. C’est peut-être aussi ce qui fait la singularité de notre festival aujourd’hui en France.

Concrètement, comment trouvez-vous ces œuvres et ces artistes que vous choisissez de montrer ?

Cela a toujours été une de mes passions, y compris comme éditeur : montrer des choses que l’on a oubliées, ou des œuvres d’artistes connus qui restent comme des jardins secrets. Beaucoup de collectionneurs souhaitent montrer leurs fonds d’œuvres et c’est bien souvent à ces occasions que l’on découvre des pièces inattendues.

Prenez Gérard Traquandi : c’est un grand peintre, connu pour ses toiles monumentales. Mais il a aussi réalisé des aquarelles et des dessins de petit format que presque personne ne connaît. Nous allons les montrer. Et il y a aussi la rencontre ! Quand je découvre un artiste intéressant humainement et qui n’est pas dans une posture égocentrique, cela compte beaucoup pour moi.

« On essaie de surprendre les visiteurs sans les complexer »

Vous accordez une place importante à la découverte, tout en restant accessible à un public très large. Est-ce une ligne essentielle du festival ?

Cela vient beaucoup du public lui-même. Lors des visites guidées, de nombreux visiteurs nous disent qu’ils découvrent des artistes qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils se sentent plus libres face au dessin, moins intimidés que devant certaines formes d’art contemporain. Cela réconcilie les gens avec le regard.

C’est sans doute la force du festival : surprendre les connaisseurs tout en touchant ceux qui n’ont aucune familiarité avec le dessin. Les amateurs avertis y trouvent aussi leur compte, parce qu’on leur montre des aspects inattendus d’artistes qu’ils croient bien connaître. S’il est de notoriété publique que Victor Hugo peignait des paysages, ses étonnantes « têtes » n’ont presque jamais été montrées. Tal Coat est connu pour sa peinture quasi abstraite, beaucoup moins pour son bestiaire gravé sur de petites plaques très intimes. Kokoschka est une figure artistique majeure du XXᵉ siècle, mais personne n’avait encore consacré d’exposition à ses seuls dessins. On essaie de surprendre les visiteurs sans les complexer.

Sempé constituait une porte d’entrée idéale: Le Petit Nicolas parle à tout le monde, les gens se sont sentis immédiatement à l’aise. Folon aussi était familier au grand public, notamment grâce à ses affiches et à la télévision, mais lorsque nous avons montré le reste de son œuvre, nous avons créé la surprise. C’était un immense dessinateur, un grand angoissé aussi.

« Fellini est dans un registre plus charnel. Certains dessins érotiques ne passeraient peut-être plus aujourd’hui… »

Cette 4ème édition met un pays à l’honneur, l’Italie, alors que jusqu’ici vous rendiez hommage à des artistes. Pourquoi ce choix, et qu’avez-vous envie de montrer à travers ce regard porté sur un pays ?

C’est presque un caprice ! Ça vient davantage de la cuisine italienne que de l’art italien (rires). Plus sérieusement, il y a aussi une réalité : l’art italien du XXᵉ siècle reste très peu connu hors de l’Italie. C’est un pays assez refermé sur lui-même ; même sa littérature s’exporte peu, alors qu’elle compte d’immenses écrivains. Demandez à quelqu’un de citer trois artistes italiens contemporains : il serait bien en peine de vous répondre. Des artistes allemands comme Kiefer ou Richter sont immédiatement identifiables. Les Italiens, eux, beaucoup moins. Cela rend leur découverte d’autant plus intéressante.

Cette 4ème édition permet également au public de se rendre compte que des grands noms du cinéma ou de la littérature, comme Fellini, Pasolini ou Buzzati, pratiquaient régulièrement le dessin. Buzzati, par exemple, me touche énormément : ce n’est pas un grand dessinateur au sens technique, mais ses dessins sont bouleversants. Je les connais depuis quinze ans et ils m’émeuvent toujours autant. Quant à Pasolini et les œuvres que nous exposerons de lui, je ne les avais jamais vues auparavant : ce sont des œuvres de jeunesse, des portraits d’une grande sensibilité. Fellini, lui, est dans un registre plus charnel. Certains dessins érotiques ne passeraient peut-être plus aujourd’hui ; j’en ai retiré quelques-uns, les plus explicites.

Le festival se déploie dans une douzaine de lieux à travers la ville. Était-ce important pour vous que l’événement se vive comme un parcours dans la ville d’Arles ?

Tout se passe essentiellement dans le centre-ville, les visiteurs n’ont pas besoin de voiture pour faire le tour de toutes les expositions. L’espace Croisière, le lieu le plus excentré, est à moins de 10 minutes à pied de la place de la République, et cette proximité est délibérée : elle accentue le caractère accessible du festival. Nous investissons plusieurs lieux patrimoniaux : le Palais de l’Archevêché, les églises Sainte-Anne et Saint-Blaise, l’Espace Van Gogh ainsi que le Museon Arlaten – Musée de Provence qui appartient au Département des Bouches-du-Rhône, également très impliqué dans le festival. Tout le monde joue le jeu, l’ambiance est joyeuse et festive, et ce sont deux conditions essentielles pour réaliser un bel événement.

Un mois de festival, c’est déjà significatif ! Si nous pouvions durer deux mois, nous serions ravis, mais les Rencontres de la photographie commencent le montage de leurs expositions juste après le démontage des nôtres. Nous n’allons pas les bousculer, et puis nous les aimons bien ! (rires)

« Inviter quelqu’un comme Éric Cantona permet de toucher des personnes qui ne seraient peut-être jamais entrées dans un lieu d’art »

La présence d’Éric Cantona comme président d’honneur de cette 4ème édition est assez inattendue. Comment s’est faite cette rencontre et cette proposition ?

Je l’avais entendu parler du dessin un jour à la radio ou à la télévision. Cela m’a surpris ! Je me suis dit : cet homme a quelque chose en plus que les autres. L’idée m’est restée en tête. Puis un jour, par hasard, j’ai rencontré son frère Joël. Je lui ai rapporté ses propos sur le dessin et lui ai dit que si Éric souhaitait participer à l’aventure, nous en serions ravis. Inviter quelqu’un comme Cantona permet de toucher des personnes qui ne sont peut-être jamais entrées dans un lieu d’art. C’est dans le même esprit que nous avons invité Philippe Katerine : aller vers un public plus jeune, plus ludique, et ne pas rester dans un entre-soi. Le festival doit rester ouvert.

Quels événements accompagnent les expositions cette année ?

Nous organisons six tables rondes réunissant différents acteurs culturels, entre autres autour des dessinateurs italiens, de la reproduction des œuvres ou encore du dessin d’animation. L’une d’entre elles sera consacrée à la question des ayants droit et du dessin comme héritage. Elle réunira notamment des personnes comme Stéphane Corréard et Catherine Ringer, dont le père, Sam Ringer, compte parmi les artistes exposés. Pour elle, la question de la transmission et de la mise en valeur de ce patrimoine familial est essentielle.

Par ailleurs, trois nocturnes auront lieu chaque jeudi : certaines expositions resteront ouvertes jusqu’à 22 heures, accompagnées de lectures, de visites guidées et de moments musicaux (NDRL : le détail des expositions sur le site : festivaldudessin.fr). À l’Espace Van Gogh, un atelier de dessin ambulatoire et un atelier d’écriture permettront aux visiteurs de parcourir une exposition, puis d’écrire à partir des œuvres qui les auront inspirés. La médiathèque présentera également des livres enluminés rares issus de ses réserves, véritables passerelles entre écriture et dessin. Le festival proposera aussi un concert dessiné : une création en direct entre la dessinatrice Stéphanie Mercier et les musiciens du collectif arlésien Rockette Records (le vendredi 24 avril à 21h, place Paul Doumer). Il y aura aussi des projections de films au cinéma Actes Sud – Le Méjan, des visites guidées tout au long du festival ainsi que plusieurs ateliers, dont une initiation à l’estampe japonaise, la création de cartes de tarot personnalisées, et peut-être même une séance de dessin sur le vif des taureaux en Camargue.

Eh, bien sûr, un week-end de clôture festif et bon enfant : le vendredi 15 avril, Philippe Katerine proposera une lecture musicale au théâtre municipal d’Arles, et le lendemain, de midi à 16h, le festival invitera les Arlésiens à un « aperitivo » à l’italienne dans le quartier de l’Hauture, mis en musique par le festival marseillais Ciao Moka, où tout le monde pourra dessiner, se restaurer et échanger sur cette 4ème édition. Nous avons hâte d’y être et de voir le public déambuler dans nos expositions !

Recueilli par Stéphane Jurand

 

* Vera Michalski, présidente du Festival du Dessin. Elle dirige une dizaine de maisons d’édition en France, Suisse et Pologne (Groupe éditorial Libella). Elle a également créé à Montricher (Suisse) la Fondation Jan Michalski, vaste complexe architectural au service de l’écriture et de l’image, qui offre un cadre idéal à de nombreuses rencontres et formes de dialogue entre les arts.

Les 40 expositions seront ouvertes tous les jours du 18 avril au 17 mai inclus, de 10h à 18h (sauf : le musée Réattu et le Museon Arlaten (fermés les lundis et le 1er mai.) et Lee Ufan Arles (fermé les lundis)).

Plus d’informations : festivaldudessin.fr

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