Engagé en août 2023, le vaste chantier de restauration de l’église Notre-Dame-du-Taur s’achève au printemps 2026. D’un montant de 5,69 millions d’euros, financé à 33 % par la DRAC, le projet a permis de restaurer l’édifice, ses décors peints et son grand orgue, tout en renforçant la sécurité incendie.
Ville d’art et d’histoire, Toulouse poursuit la valorisation de son patrimoine avec l’achèvement du chantier de Notre-Dame-du-Taur, édifice emblématique lié au martyre de Saint Saturnin. Lancée en août 2023, la restauration s’inscrit dans une politique municipale de préservation et de mise en valeur des monuments historiques.
L’intervention a permis de traiter d’importants désordres structurels : réparation de la charpente, traitement des infiltrations et remontées d’humidité, reprise des planchers, mise en accessibilité et modernisation de l’éclairage. Une attention particulière a été portée à la sécurité incendie dans le cadre de l’étude « Grands Vaisseaux », menée en lien avec les services spécialisés.
Au-delà du bâti, le chantier a révélé et restauré des œuvres majeures. Le cycle de peintures murales de Bernard Bénézet (1870-1884), dont Le Martyre et l’Apothéose de Saint Saturnin, retrouve une lisibilité nouvelle. La chapelle d’axe, murée dans les années 1960, a été rouverte, permettant la redécouverte de son décor néogothique et de références iconographiques liées à Notre-Dame-du-Rempart.
Parmi les œuvres restaurées figurent également la monumentale Généalogie de Jacob du XIVe siècle, la sculpture polychrome de Notre-Dame-du-Rempart, ainsi qu’un groupe sculpté représentant Sainte Anne et la Vierge. Les études menées ont aussi permis de mieux documenter le Christ en croix de la chapelle des fonts baptismaux, rare témoignage baroque du XVIIe siècle.
Le grand orgue de tribune, conçu en 1875 par Eugène Puget et classé Monument Historique, a fait l’objet d’une restauration à l’identique. Doté de 40 jeux répartis sur trois claviers et pédalier, il retrouvera son emplacement d’origine au printemps 2026, son accord définitif étant prévu pour l’été.
D’un coût total de 5,69 millions d’euros, subventionné à hauteur de 33 % par la DRAC, ce chantier majeur marque une nouvelle étape dans la transmission et la valorisation du patrimoine toulousain.
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Photo : © Léo Itarte