Si le grand public associe d’abord Nino Ferrer à ses succès dans la chanson française, l’artiste revendiquait pourtant une identité créative bien plus vaste. Peinture, dessin, gravure : dès les années 1970, il développe une œuvre plastique personnelle qu’il poursuivra jusqu’à sa disparition en 1998.
C’est cette facette encore peu connue que le musée Henri-Martin de Cahors met aujourd’hui en lumière. L’exposition réunit un ensemble significatif d’œuvres peintes et graphiques qui révèlent un créateur libre et sensible, dont la peinture partage avec son œuvre musicale une même exigence d’indépendance et de sincérité.
Le parcours s’organise autour de plusieurs ensembles qui permettent d’en saisir les différentes dimensions : des œuvres d’inspiration surréaliste, où s’expriment l’imaginaire et la spontanéité de l’artiste ; des peintures nourries par les voyages et les souvenirs ; enfin un cycle plus biographique, mêlant autoportraits, œuvres et objets personnels. L’ensemble invite à dépasser l’image médiatique du chanteur pour rencontrer un peintre singulier.
L’exposition s’inscrit aussi dans un travail scientifique inédit, mené en étroite collaboration avec les fils de l’artiste, dépositaires de ses archives. Elle associe également des spécialistes du surréalisme afin de situer l’œuvre picturale de Nino Ferrer dans le champ de l’histoire de l’art contemporain.
Installé dans le Lot à partir des années 1970, à La Taillade, Nino Ferrer entretenait un lien profond avec ce territoire dont les paysages et l’atmosphère ont durablement nourri son imaginaire. Présenter aujourd’hui cette exposition à Cahors apparaît ainsi comme une manière de renouer avec l’un des lieux essentiels de sa vie et de sa création.
Plus d’infos : museehenrimartin.fr
Photo : Nino Ferrer, La Désabusion © Alexandre Tornel












