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Montauban | Ingres, Pétrovitch, Bourdelle : trois bonnes raisons de visiter le musée Ingres-Bourdelle cet été – du 3 juillet au 8 novembre

3 Juil 2026 | Arts plastiques

Du 3 juillet au 8 novembre, le musée Ingres-Bourdelle de Montauban consacre une exposition à la mode telle qu’elle apparaît dans l’œuvre du portraitiste. En parallèle, jusqu’en mai 2027, l’artiste Françoise Pétrovitch investit la salle du Prince noir avec Mémoires vives.

Les inconditionnels d’Ingres, et Dieu sait s’il en existe beaucoup, n’hésiteront pas à faire le déplacement vers sa ville natale, Montauban, pour cette passionnante exposition consacrée à la mode telle qu’elle apparaît en particulier à travers ses nombreux, et célèbres portraits, de femmes et d’hommes de son temps. Nul ne niera que le vêtement, le drapé, la couleur et la texture des tissus jouent un rôle primordial dans l’art du célèbre portraitiste du XIXᵉ.

L’exposition, outre les réalisations du maître, inclut de nombreux objets de son époque (bague, éventail, bracelets), des documents (magazines), des photos (dont un portrait d’Ingres) ou les propositions d’autres artistes (l’ironique Narcisse de Daumier), dont certains de notre temps (la parodie de Cindy Sherman), autant dire contemporains. Une photo de Jean-Marie Périer, le photographe des idoles, prouve la fascination que l’auteur du Bain turc ou de La grande Odalisque ne cesse d’inspirer.

Et, en particulier sur l’œuvre de Françoise Pétrovitch que l’on retrouve dans la demi-obscurité souterraine de la salle du Prince noir, dévolue chaque année à un artiste contemporain. Cette peintre obnubilée par le dessin y propose une installation visuelle et sonore en collaboration avec Henri Plumet. Il s’agira de trois grandes voiles imprimées de fragments ingresques, dans la continuité des relectures antérieures effectuées par l’artiste du présent sur une œuvre fascinante d’un passé toujours efficient. De nombreuses petites peintures sur papier, des portraits, viennent se mêler aux dessins du maître dans la salle qui lui est dévolue à l’étage. Deux bonnes raisons d’aller visiter ce musée. La mode chez Ingres, Pétrovitch… J’en ajouterai une troisième : Bourdelle.

BTN

Plus d’infos : museeingresbourdelle.com

Photo : Francoise Petrovitch, Mademoiselle Riviere 2025. Lavis d’encre sur papier 50 × 40 cm. Courtesy de lartiste et de la Galerie Semiose – © ADAGP Paris 2026

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