Du 27 mai au 27 juin 2027, Le Nouveau Printemps s’associe au Centre Pompidou, dans le cadre de sa constellation, pour une édition imaginée par l’écrivaine Maylis de Kerangal sur l’île du Ramier et le long de la Garonne, à Toulouse. Au programme : un parcours d’une dizaine d’installations et d’expositions, un week-end d’ouverture festif et pluridisciplinaire du 27 au 30 mai, et un Forum de la biodiversité qui mêle perspectives artistiques et scientifiques.
Autrice de plus d’une dizaine de romans et récits, dont Réparer les vivants et Corniche Kennedy, adaptés au cinéma, Maylis de Kerangal a reçu de nombreux prix, parmi lesquels le prix Médicis. Son écriture, nourrie d’enquêtes et de rencontres, plonge dans des milieux singuliers : le soin, l’art avec Un monde à portée de main, ou la construction de la ville avec Naissance d’un pont. Depuis sa pratique d’écrivaine et ses passions pour la peinture et la photographie, elle répond à l’invitation d’explorer l’île et ses enjeux écologiques. Elle invite à son tour plusieurs artistes à concevoir des œuvres dans des espaces inédits, et imagine des expositions ainsi qu’un programme de rencontres en dialogue avec son goût pour l’enquête, les cartes et les grands récits romanesques.
Partant des paysages que les artistes observent, représentent et investissent, l’édition explore nos interdépendances écologiques et sociales, entre espèces humaines, animales et végétales. Maylis de Kerangal la place « sous l’empire des paysages, des récits qu’ils charrient, des histoires qu’ils racontent », et l’a conçue « comme un roman » : le week-end d’ouverture, dédié au Forum de la biodiversité, fait office de prologue, puis quatre semaines forment quatre chapitres de l’aventure insulaire : arriver et cartographier, explorer et se documenter, rencontrer l’autre et se confronter, habiter.
Le décor est à la hauteur : archipel fluvial façonné par ses métamorphoses, l’île du Ramier a vu naître des moulins à poudre dès le XVIIᵉ siècle, puis la Poudrerie nationale en 1852. Elle a ensuite pris un virage populaire et sportif, avec le Parc Toulousain et ses guinguettes, le Stadium municipal et les Dauphins du TOEC, club de natation qui a forgé des champions comme Léon Marchand. Avec le projet Grand Parc Garonne, elle se transforme aujourd’hui en éco-parc de 260 hectares dédié à la biodiversité, aux loisirs et aux mobilités douces.
Le festival investira l’espace public et les parcs de l’île : le parc de la Poudrerie, le parc Picot de Lapeyrouse, les passerelles Anita Conti et Robert Poujade, la piscine d’été Alfred Nakache, la maison du Grand Parc Garonne et la nouvelle halle de réemploi de Decoset. Le parcours se prolonge sur les bords de la Garonne grâce à des partenariats avec le Théâtre Garonne, le musée Les Abattoirs FRAC Occitanie, la galerie Le Château d’Eau, l’hôpital de la Grave, l’isdaT, le Muséum de Toulouse et le Quai des Savoirs.
Plus d’infos : lenouveauprintemps.com
Photo : Francesca Mantovani / Éditions Gallimard












