Festival de photographie d’ampleur européenne, Les Boutographies se dérouleront du 10 mai au 1ᵉʳ juin dans dix lieux montpelliérains, dont les Échelles de la ville, pour leur 25e édition. Trois semaines de rencontres et de photos, de quoi en prendre plein la vue !
Habitué au Pavillon Populaire, actuellement fermé pour travaux, les Boutographies déménagent pour cette 25ᵉ édition aux Échelles de la ville, au cœur du quartier Antigone. Là, on pourra découvrir les huit photographes de la sélection officielle. « Fidèle à ses engagements d’acteur culturel, le festival présente des œuvres mûrement pensées, longuement élaborées et portées par des sensibilités exceptionnelles à ce qui nous construit et nous questionne, en tant qu’individus, familles et sociétés, dans une période historique critique à de nombreux points de vue. » explique en préambule Christian Maccotta, directeur artistique du festival.
Huit photographes dans la sélection officielle
Les murs de cet écrin temporaire seront donc habillés des clichés de huit photographes. Avec Héroes del brillo, Federico Estol dresse le portrait des milliers de cireurs de chaussures qui œuvrent dans les rues de La Paz, en Bolivie. Dans sa série PATERNITY RATIO ( r )= p (G/H1)/ p (G/H0)= X/Y, l’Italien Giulio Favotto raconte comment il a appris qu’il allait devenir père. De son côté, le Polonais Tomasz Kawecki raconte dans In Praise of Shadow comment les interventions excessives de l’homme sur la Terre ont réveillé les démons. À découvrir encore, les récits de Manuela Lorente, construits à partir d’images documentaires.
Aux Échelles de la ville, on pourra aussi s’intéresser à quatre autres séries : Le bonheur tue, dans laquelle Rima Samman raconte comment se réapproprier les images fantômes du passé du Liban, pays de ses parents ; The Nature of things, où le Hongrois Balazs Turos en appelle à notre perception de la vie et du temps qui passe ; State of Denial de Sasha Velichko, qui illustre les restrictions de la liberté d’expression, les irruptions répétées de l’absurde et de l’arbitraire dans la vie quotidienne ; enfin, le Truth is Stranger than Fiction aborde les thèmes de la vérité, du mensonge et de la propagande pendant la guerre froide, tout en mettant en lumière la vie quotidienne des habitants de la Hongrie sous le communisme.
Projections, rencontres, vélo Bouto…
En dehors des expositions de la sélection officielle, les visiteurs seront aussi invités à assister à la projection du travail de dix photographes, toujours aux Échelles de la ville. Trois expositions se dérouleront hors-les-murs, deux à l’Hôtel d’Aurès et une au Mur Rouge. La section parallèle entrainera le public dans six lieux de la métropole pour d’autres accrochages. Un parcours que le festival propose de faire à vélo avec le circuit « Vélo Bouto ».
Plus d’infos :boutographies.com
Photo : Federico Estol, Héroes del brillo.