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Céret : Chagall, Modigliani, Soutine à l’honneur de l’exposition estivale du musée d’art moderne

1 Juil 2022 | Art & Expos, Musées, Pyrénées-Orientales

À partir du 9 juillet, et jusqu’au 13 novembre, l’École de Paris (1900-1939) s’affiche au musée d’art moderne de Céret. Une exposition coorganisée avec le Centre Pompidou consacrée à l’apport déterminant des artistes d’origine étrangère à la scène artistique parisienne au cours de la première moitié du XXᵉ siècle.

La notion d’« École de Paris » apparaît pour la première fois dans un article du critique André Warnod, paru dans la revue Comoedia en 1925. À cette date, la formule rend compte de l’extraordinaire foisonnement artistique dû à la présence depuis le début du siècle de nombreux artistes venus de toute l’Europe et d’ailleurs dans la capitale française. Fuyant souvent des conditions sociales et politiques impropres à une libre pratique de l’art, ces artistes, pour beaucoup venus de Russie et d’Europe centrale, mais aussi des Pays-Bas, d’Italie, d’Espagne ou même d’Asie, trouvent dans la métropole française un milieu particulièrement favorable aux échanges et à la création.

Sur le plan artistique, la contribution des artistes étrangers, parmi lesquels Marc Chagall, Juan Gris, František Kupka, Pablo Picasso ou Kees van Dongen est décisive dans le développement des avant-gardes fauve et cubiste ou pour les débuts de l’abstraction. D’autres peintres, comme Amadeo Modigliani, Kisling, Julius Pascin ou Chaïm Soutine, souvent d’origines juives, se consacrent à une figuration expressive qui fait la part belle au genre du portrait. Pendant la période des années 1920-1930, une « nouvelle photographie » se développe, grâce à la présence de nombreux opérateurs d’origine étrangère fixés à Paris.

Pour rendre compte de cette effervescence artistique, l’exposition « Chagall, Modigliani, Soutine & Cie, L’École de Paris (1900-1939) » propose six séquences à la fois chronologiques et thématiques. Celles-ci mettent tour à tour l’accent sur des mouvements auxquels ces nouveaux venus ont contribué (fauvisme, cubisme et abstraction), mais aussi sur des regroupements topographiques, parfois favorisés par des origines nationales communes (La Ruche et Montparnasse), ou encore sur les genres artistiques privilégiés que sont le portrait ou le paysage urbain, illustrés ici par la photographie.

Plus d’informations : musee-ceret.com

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