L’automne voit arriver Peter Grimes de Britten en nouvelle production, dans la mise en scène de référence de David Alden, directement venue de l’English National Opera, sous la direction de Frank Beermann. Également en novembre, King Arthur de Purcell sera présenté en version de concert. Puis, en janvier, Lohengrin de Wagner fait son grand retour au Capitole après une absence de cinquante ans : Michel Fau, après Le Vaisseau fantôme, poursuit son exploration wagnérienne dans une scénographie de Lilian Euzéby, avec Airam Hernández, Chiara Isotton et Sophie Koch. Michele Spotti dirige.
Le printemps apporte deux nouvelles productions majeures. En mars, Le Barbier de Séville de Rossini, dans la mise en scène virevoltante de Josef Ernst Köpplinger — plateau tournant, balcons sévillans et intérieurs colorés des années 60, deux distributions associant rossiniens confirmés et étoiles montantes. En avril, c’est l’événement de la saison : Le Roi Arthus de Chausson entre pour la première fois au répertoire du Capitole. Ce chef-d’œuvre de l’art lyrique français, jamais joué dans cette salle, est confié à Aurélien Bory pour la mise en scène et à Victorien Vanoosten pour la direction musicale. Stéphane Degout incarne le rôle-titre aux côtés de Catherine Hunold et Bror Magnus Tødenes. En mai, Le Couronnement de Poppée de Monteverdi arrive en nouvelle production, mis en scène par Mathilde Étienne et dirigé par Emiliano Gonzalez Toro avec l’ensemble I Gemelli. La saison lyrique se clôt en juin avec Medea de Cherubini dans la production de Yannis Kokkos : deux prises de rôle exceptionnelles réunissent Roberto Alagna, qui fit ses débuts au Capitole en 1989, et Karine Deshayes dans le rôle-titre.
Du côté de la danse, le Ballet de l’Opéra national du Capitole propose quatre programmes. En octobre, Maîtres américains réunit Les Quatre Tempéraments de Balanchine sur Hindemith et Fearful Symmetries de Peter Martins sur John Adams. Aux fêtes, la grande création de la saison : Les Trois Mousquetaires, premier ballet de Benjamin Pech pour le Capitole, sur des musiques de Saint-Saëns conduites par Fayçal Karoui, dans une scénographie d’Ignasi Monreal. En mars, Le Petit Chaperon rouge revisité par Andreas Heise sur une musique originale de Benoît Menut, pour les jeunes publics. Enfin en mai, Amours fugitives rend hommage à Hans van Manen, disparu en décembre 2025 : Don Juan d’Edward Clug est repris aux côtés de deux ballets du chorégraphe néerlandais, Two Gold Variations et Cinq Tangos, présentés au ThéâtredelaCité.
Plus d’infos : theatreducapitole.fr
Photo : Rusalka, Opéra national du Capitole, 2022 © Mirco Maglioca












