Mêlant approche anthropologique, historique, géographique et artistique, l’exposition Tatouages et Prisons explore les différents usages et fonctions du tatouage. Le tatouage carcéral, du « milieu », est représenté de façon chronologique, des années 1870 à nos jours, via divers média, fresques, dessins, photographies, publications… enrichi de pratiques contemporaines. Une série de concerts, conférences et ateliers viennent ponctuer l’exposition.
En France, le tatouage fut longtemps l’apanage du banditisme. Réalisé dans la plus grande illégalité, sa pratique était aussi subversive. Tel un passeport, le corps était utilisé pour raconter une histoire, une appartenance ou marquer une distance par rapport à la société. Cette histoire du tatouage a évolué et vient aujourd’hui s’entremêler avec d’autres pour créer le récit moderne du tatouage : l’époque du « global tattoo », un âge où le tatouage est désormais une pratique courante et admise socialement.
L’exposition présente une exploration des liens qui ont uni et unissent encore le tatouage et les prisons, aussi bien en France qu’à l’international. Bien que le tatouage carcéral ait évolué avec le temps, cette pratique est toujours répandue en prison, comme en atteste la pratique des « panos », au Mexique notamment.
L’exposition questionne aussi le rapport des artistes-tatoueurs modernes avec les codes et symboles du tatouage carcéral et l’influence sur leur travail. Enfin, des œuvres de plasticiens marquées par les notions d’enfermement et de tatouages viennent compléter ce panorama, faisant du tatouage un sujet universel.
Plus d’infos : metropole.toulouse.fr
Photo : ©Le Castelet