Le centre perpignanais ACMCM continue courageusement ses activités ainsi qu’en témoigne l’invitation faite à Hervé Fischer, chantre de l’École sociologique depuis les années 70, et ad vitam aeternam. L’artiste-philosophe s’y est montré interrogatif d’un art sous l’emprise d’un marché mondialisé et de la mainmise de quelques spéculateurs sur le milieu concerné.
Ses expos (cf. Beaubourg, ou musée de Céret) présentent des accumulations de codes-barres, des panneaux de signalisation assortis d’une question dérangeante, des dessins de montagne d’actions en bourse et, sans doute, son œuvre la plus connue : les essuie-mains témoignant de sa conception de l’Hygiène de l’art.
De l’hygiène à la main, la distance est minime et ce thème domine la production actuelle, sans doute pour rappeler d’où vient l’homme avant que le tout-numérique et les prétendus progrès n’occupent le champ des réalisations artistiques. La couleur aussi prend de l’importance, comme si l’artiste considérait que la question de la mort de l’art est apparue avec l’art moderne (Matisse et Picasso).
L’espace du centre sera divisé en douze régions d’une constellation qui brasse toutes les époques de l’artiste, lequel aime à se situer dans ce qu’il nomme les Li-mythes. Depuis ses débuts et de multiples apparitions en Catalogne française, Fischer se sera, et nous aura, demandé : Art, avez-vous quelque chose à déclarer ? Visiblement oui, ainsi que le prouvent de nombreux documents et une vidéo, outre ses œuvres passées et plus récentes.
BTN
Plus d’infos : acentmetresducentredumonde.com












