26 expositions, des projections, des Prix… Mais surtout un message : le photojournalisme est essentiel alors que l’actualité s’emballe un peu plus chaque jour. Pour sa 37ᵉ édition, Visa pour l’image continue de porter haut les valeurs d’une profession en première ligne lors des évènements qui font l’actualité. Rendez-vous du 30 août au 14 septembre à Perpignan.
Rassemblant de nombreux sujets et autant de photographes, les expositions présentées cette année parlent des guerres, de l’environnement, des mutations de nos sociétés.
Ainsi Saher Alghorra, documente la vie quotidienne des habitants prisonniers de Gaza ; Anush Babajanyan documente la transformation spectaculaire du bassin de la mer d’Aral et la résilience des populations qui y vivent encore ; Cynthia Boll, se penche sur le déplacement de la capitale de l’Indonésie de Jakarta à Nusantara ; Alfredo Bosco a suivi l’évolution du trafic de stupéfiants ces dernières années en Irak ; Sandra Calligaro donne à voir l’enfermement toujours plus important des femmes en Afghanistan ; Juan Carlos raconte le quotidien des habitants de Salavador entre désir de paix et arrestations arbitraires ; Jean-Louis Courtinat revient sur quarante ans de photographie sociale dans une exposition rétrospective ; Julia Demaree Nikhinson documente l’élection présidentielle américaine de 2024 ; Josh Edelson revient sur les incendies qui ont décimé les forêts californiennes depuis 2015 ; Deanne Fitzmaurice raconte la vie de Saleh Khalaf, enfant irakien mutilé désormais réfugié aux États-Unis.
On pourra aussi découvrir le travail de Salwan Georges qui offre un regard sur la chute du régime de Bachar el-Assad ; Cédric Gerbehaye s’est intéressé au Cachemire, théâtre de multiples guerres entre l’Inde et le Pakistan ; Gaëlle Girbes, a suivi des Ukrainiens qui tentent de survivre au milieu des ruines de leur pays ; Adam Gray s’est attaché à documenter la folie qui semble s’être emparée des États-Unis depuis l’invasion du Capitole en 2021 ; Fatma Hassona présente une partie des photos prises à Gaza durant l’été 2024 ; imaginée par le commissaire Samuel Bollendorff, l’exposition #paradise échafaude une archive de la réception de la catastrophe climatique sur les réseaux sociaux ; Jean-Pierre Laffont partage dans une rétrospective des reportages entre États-Unis et France ; Paloma Laudet est allée à la rencontre des habitants de Goma, en République démocratique du Congo, qui vivent depuis 2023 sous le contrôle du groupe armé du M23 ; Pascal Maître s’est, lui, intéressé à l’urbanisation des villes des pays du Sud en prenant l’exemple de trois mégapoles ; Eugene Richards explore l’Amérique d’aujourd’hui dans une exposition de photographies en couleurs ; Rijasolo raconte comment la spiritualité façonne la relation des hommes avec leur environnement et leurs ancêtres ; La Vie de photographie de Stephen Shames s’affiche dans une exposition autour des rencontres avec les enfants sur les cinq continents ; George Steinmetz prend de la hauteur pour nous faire découvrir les paysages qui nous nourissent ; Brent Stirton raconte les 100 ans du parc national des Virunga au cœur d’une guerre qui ne dit pas son nom ; Carolyn Van Houten a suivi des militaires somaliens dans leur lutte contre des résurgences de l’État islamique. Enfin, 24 médias quotidiens internationaux exposent leurs meilleures images de l’année et concourent pour le Visa d’or de la Presse Quotidienne Göksçin sipahioğlu by Sipa Press.
Visa pour l’image, c’est aussi les Visas d’or qui récompensent les meilleurs reportages réalisés entre août 2024 et juillet 2025, de nombreux prix, des projections, tables rondes et lectures.
Plus d’infos : visapourlimage.com
Photo : © Demaree Nikhinson