Jugée trop réaliste lors de sa création en 1853, La Traviata demeure l’un des opéras les plus emblématiques du répertoire lyrique. De la salle de bal aux confins du sanatorium, Verdi insuffle à son chef-d’œuvre une musique ardente qui cherche constamment à s’affranchir des conventions. À la fin du premier acte, Violetta proclame sempre libera — toujours libre : plaidoyer féministe en avance sur son temps ou illusion tragique ? La question reste entière.
Silvia Paoli, l’une des grandes metteuses en scène lyriques de notre époque, ose un geste dramaturgique puissant et virtuose, en totale osmose avec la direction de Roderick Cox qui porte à incandescence cette partition iconique. Le soprano solaire de Ruzan Mantashyan et le très remarquable ténor Omer Kobiljak complètent une distribution de premier plan.
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Photo : La Traviata © Delphine Perrin












