Pour son exposition estivale, le musée d’art brut, à Montpellier, offre une plongée dans l’onirisme des œuvres de Sabrina Gruss. Du 2 mai au 30 août, ses personnages créés à partir de fragments retrouvés dans la nature seront à découvrir.
Née à Paris en 1958, au sein d’une famille marquée par l’exil et la guerre, l’enfant rêveuse et solitaire, nourrie de la culture ashkénaze et séfarade de ses parents, trouvera dans la création sa manière bien à elle de s’ouvrir au monde et de faire un pied de nez à la grande faucheuse en la convoquant dans son univers artistique, avec humour et poésie.
Cette recherche sur l’identité, la mémoire et la trace se développe depuis plus de 40 ans, et c’est à partir de son installation dans la campagne provençale, que la nature environnante lui offrira tout ce dont elle a besoin pour s’exprimer pleinement et donner ainsi naissance à ce monde étrange et onirique, habité par des créatures constituées d’ossements d’animaux, de fibres, de végétaux, de plumes et toutes sortes de fragments ayant subi l’érosion du temps et des éléments. Redonnant vie à l’inanimé, ces délicats assemblages auxquels Sabrina Gruss associe le travail du modelage pour leur donner un visage, sont d’une grande expressivité et capturent notre regard.
Ses créations sont reconnues en France et en Europe, elles sont présentes dans des musées, collections et galeries. En 2019 son œuvre a été récompensée par l’académie des Beaux-Arts de Paris qui lui a décerné le prix Paul Niclausse en sculpture.
Plus d’infos : musee-artbrut-montpellier.com
Photo : © Sabrina Gruss