Ce lundi 26 mai, la ville de Montpellier a annoncé le projet de transformation du site archéologique de Lattara du musée Henri Prades qui devrait démarrer en 2027 pour s’achever en 2030. 19,1 millions d’euros TTC seront investis par la Métropole, l’État et la Région Occitanie dans ce projet paysager, qui sera confié à l’architecte Karine Herman.
Carrefour de différentes civilisations, la ville antique de Lattara est marquée par les échanges économiques et culturels de Méditerranée nord-occidentale de son port en activité jusqu’au IIIe siècle après J.-C. Le musée Henri Prades présente les objets retrouvés suite aux fouilles successives sur le site archéologique de Lattara depuis les années 1960. Avec ce projet de transformation, Montpellier espère ancrer le site de Lattara régionalement aux côtés du musée de la Romanité à Nîmes ou de Narbo Via à Narbonne. Réfléchi depuis plusieurs années par des comités scientifiques, le Pôle Culture et Patrimoine de la Métropole et les équipes du musée Henri Prades, ce projet sera réalisé en trois temps.
Il y aura d’abord fin 2028, l’ouverture de nouveaux lieux de médiation notamment au Mas Saint-Sauveur où plusieurs salles seront dédiées à des ateliers pédagogiques, des projections ainsi qu’à un centre de documentation. L’accueil du musée Henri Prades sera rénové pour proposer un parcours mieux articulé autour du quotidien des habitants de Lattara à travers les collections d’objets issues des fouilles. L’ouverture d’un parcours d’interprétation du site archéologique est également prévu. En 2029, un Centre de Conservation et d’Études Archéologiques (CCEA) accueillant les chercheurs et proposant des espaces adaptés aux travaux archéologiques, ouvrira dans les anciens chais rénovés. Encore fermé au public aujourd’hui, le site archéologique extérieur sera ouvert au public en 2030.
LJ
Plus d’informations : museearcheo.montpellier3m.fr
Photo : Site antique de Lattara © Arnaud Fafournou