La Méditerranée a souvent été une source d’inspiration dans votre œuvre, est-ce qu’après avoir œuvré dans plusieurs endroits, votre installation et vos projets à Sète étaient comme un retour nécessaire, proche de cette mer qui vous est si chère ?
À Sète, il y a les gens de la mer et ceux qui restent sur la terre. Je sais à peine nager, la mer je la vois, je la sens, mais je ne m’y suis jamais aventuré. Mais oui, je suis du sud, j’ai toujours gardé mon accent, ma peinture est née de cette lumière du sud, du langage coloré des sétois pêcheurs, dockers, figures de Sète. Je dis souvent que si j’étais né à Lille, je serais mort. Car à Sète, même si on n’avait pas un rond, pas de perspective, on ne pensait pas à se suicider. La lumière me donne de l’optimisme. Il y a pourtant dans ma peinture un côté tragique. J’ai beaucoup peint le sujet des batailles, des conflits, de la violence… mais la couleur dans ma peinture fait qu’on perçoit d’abord l’énergie et la vitalité.
Est-ce que l’on peut dire que la mer sera l’un des éléments importants dans les œuvres présentées à La Grande Motte ?
Oui, il y a le ciel, le soleil et la mer… et les tempêtes !