En janvier, l’Atelline à Juvignac déploie un temps fort consacré à la création en espace public, avec trois résidences artistiques qui croisent théâtre, écriture contemporaine et recherche au cœur des territoires.
Scène conventionnée pour l’art et la création dans l’espace public, l’Atelline ouvre l’année avec une programmation qui met au centre les écritures d’aujourd’hui et leur lien avec la ville et ses habitants. Pendant plusieurs semaines, artistes et équipes investissent le territoire pour travailler, expérimenter et partager leurs processus avec le public.
Du 12 au 14 janvier, la compagnie Le Cri Dévot est accueillie en résidence au lycée Jean-Monnet à Montpellier avec Eddy, une adaptation du roman En finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis. En intégrant des lycéens au plateau, le projet interroge la violence sociale, les normes et les mécanismes d’exclusion à travers une écriture collective en prise directe avec le réel.
Du 13 au 18 janvier, la compagnie Ktha développe à Juvignac Ma joie comme tranchée, une création qui revendique la colère comme force légitime et la joie comme espace de résistance. Les répétitions ouvertes permettent au public de découvrir un théâtre adressé, ancré dans la ville et nourri par les échanges avec ses habitants.
Enfin, du 19 au 23 janvier, l’Atelline accueille le dispositif Auteurs en tandem, qui réunit deux binômes d’artistes – Kalinka Bois-Masson et Anaïs de Clercq, Stéphane Marin et Nicolas Girard-Michelotti – pour une recherche d’écriture croisée entre théâtre et espace public. Pensé comme un laboratoire sans enjeu de production immédiate, ce programme favorise l’expérimentation et la rencontre des imaginaires.
À travers ces trois propositions, l’Atelline affirme son rôle de lieu-ressource pour des formes artistiques engagées, où la création se construit avec les territoires, les corps et les voix qui les traversent.
Plus d’infos : latelline.org
Photo : Ma joie comme tranchée – © Ktha