Le constat est préoccupant : un Français sur six n’a lu aucun livre en 2025, soit cinq millions de lecteurs de moins en six ans. Pourtant, le soutien de l’État aux métiers du livre et de la lecture a diminué de 25 % entre 2025 et 2026, et le projet de loi de finances pour 2027 entérine cette baisse. Hors établissements publics, les aides directes aux librairies, maisons d’édition, manifestations littéraires, bibliothèques et structures de développement de la lecture sont passées de 23,2 à 17,4 millions d’euros, soit environ 0,21 % du budget du ministère de la Culture.
Les moyens du Centre national du livre ont reculé de 22 % en deux ans, tandis que les crédits consacrés à la démocratisation culturelle ont baissé de 30 % entre 2024 et 2026. Derrière ces chiffres, le collectif décrit des emplois fragilisés, des projets abandonnés, des acquisitions de livres réduites et un accès à la lecture toujours plus inégal selon les territoires. « Peut-on vouloir faire de la lecture une Grande Cause nationale tout en réduisant les moyens de celles et ceux qui la font vivre ? », interroge-t-il.
Pour le budget 2027, les organisations demandent une politique nationale volontariste et interministérielle en faveur du livre et de la lecture, des budgets à la hauteur des enjeux pour l’État comme pour les collectivités territoriales, et un soutien réaffirmé à l’ensemble des acteurs et des métiers du livre, notamment par le renforcement des moyens du CNL et des dispositifs de démocratisation culturelle.
Des milliers d’auteurs, de maisons d’édition, de librairies, de bibliothèques, d’associations et de festivals se joignent à la campagne, qui rappelle que la lecture est un levier d’émancipation et un enjeu d’éducation, de santé publique et de démocratie. Plus d’informations et suivi de la campagne sur le site du collectif et avec le mot-dièse #SauvonsLaLecture.
Plus d’infos : plaidoyerlivrelecture.fr












