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Castres : de nouvelles oeuvres à découvrir au coeur des collections du musée Goya

7 Mai 2024 | Arts plastiques, Musées, Tarn

Un air de renouveau a soufflé sur les salles des collections permanentes du musée Goya, à Castres ! Depuis quelques jours, de nouvelles œuvres sont à découvrir dont des gravures de Goya, ou un portrait restauré. 

C’est d’abord dans le cabinet d’art graphique consacré aux œuvres de Goya que le premier changement a lieu. Après la première moitié de la série des Caprices, puis celle des Désastres de la guerre, c’est au tour des quarante gravures de la seconde moitié de la série des Caprices d’être présentées dans les salles du musée.

Explorant les travers moraux de son temps, le retour à la superstition après un siècle d’attachement à la raison, la bêtise, les défauts de ses contemporains, Goya édite cette série entre 1797 et 1799. Empreintes d’humour, mais aussi parfois d’une forme d’inquiétude, ces gravures donnent à voir une critique subtile mais acerbe de la société espagnole. Elles font également la part belle à l’imaginaire, parfois sombre, et préfigure en ce sens les gravures de la série des Proverbes, éditée entre 1816 et 1824.

Galerie de portraits

De nouvelles œuvres sont également à découvrir dans la salle des États. Restaurée en 2021 avec le concours de la Société Culturelle en pays Castrais, Le portrait de Jean-François Icart, se montre ici sous son plus beau jour.

Établi à Castres dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, J.-F Icart était un chirurgien dont le travail s’est porté sur les tumeurs et les techniques opératoires. Son portrait est alors commandé et présenté dans la salle des délibérations de l’Évêché de Castres.

Ce portrait est ici entouré de quatre autres portraits. Les frères Jacques et Jean Séguier, notaires royaux tarnais. Jean Séguier est le père du Chevalier de Terson, qui s’illustra lors de la guerre d’indépendance des États-Unis dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Les portraits féminins représentent, eux, la noblesse de Brassac et ont sans doute été commandés à l’occasion de fiançailles ou de mariages dans la deuxième moitié du XVIIe siècle.

Plus d’informations : museegoya.fr

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