Le festival, dédié aux premiers albums, est né à Massy en 1998. Une édition miroir a vu le jour à Castres en 2015 et les deux villes organisent désormais conjointement et simultanément l’événement, avec les équipes de Paul B et de Lo Bolegason. Pas de soirée thématique : rock, chanson, jazz ou électro se côtoient, pour surprendre le public et le sortir de ses habitudes.
Jeudi 29 octobre, Noor, jeune chanteuse venue de l’écriture pour panser ses plaies, ouvre sur un « chagrin lumineux » (album 1900 jours), suivie de chest., cinq Parisiens à l’énergie post-punk et noise, d’Elf Traps, duo issu de la scène jazz anglaise explorant le « jungle jazz » entre ambient et transe synthétique, et de 15 15, collectif pacifique réunissant deux artistes polynésiens et trois musiciens parisiens autour d’électro futuriste et de dancehall.
Vendredi 30 octobre, Wamen, jeune chanteuse dont le R’n’B se nourrit de soul, de jazz mais aussi de rap et de variété française, croise le proto-punk chamanique de Dééfait, groupe mené par un chanteur venu de Mexico, le « boum rap » des Montpelliérains de Golimar et la chanson curieuse de Suzanne Belaubre, beatmakeuse et amoureuse des synthétiseurs.
Samedi 31 octobre, Lila-May déploie sa soul pop et son timbre juvénile et mature, Dinaa, jeune guitariste-chanteuse désormais en trio, livre des chansons solaires et crues, Jean-Paul Groove, trio bruxellois, propose une techno organique, abrasive et futuriste, et Aziz Konkrite, DJ et producteur montpelliérain qui déniche des pépites musicales oubliées au Maroc, s’en sert pour créer « la musique de la teuf du futur ».
Plus d’infos : lesprimeursdecastres.fr
Photo : Wamen












