Figure centrale des avant-gardes du début du XXᵉ siècle, Francis Picabia (1879-1953) est au cœur d’une exposition inédite qui explore un moment charnière de son parcours : les années 1913-1924, entre New York et Barcelone. C’est dans une Catalogne en pleine effervescence, terre d’accueil pour de nombreux artistes fuyant la France en guerre, que Picabia développe un vocabulaire audacieux, notamment à travers la revue 391, publiée de 1917 à 1924, et ses œuvres mécanomorphes.
Pour la première fois, près d’une centaine d’œuvres sont réunies, issues du cercle new-yorkais et catalan de Picabia. Aux côtés des œuvres de l’artiste, on découvre celles de Marcel Duchamp, Man Ray, Albert Gleizes, Pablo Picasso, Robert Delaunay, Kees van Dongen, Joan Miró ou Serge Charchoune. L’exposition accorde également une place centrale aux artistes femmes qui ont joué un rôle moteur dans l’histoire des avant-gardes : Marie Laurencin, Juliette Roche, Olga Sacharoff, Hélène Grünhoff, Sonia Delaunay et Natalia Gontcharova.
Le parcours retrace l’atmosphère d’émulation de ces années : d’abord à New York, où l’univers des machines inspire de nouvelles explorations formelles, puis en Catalogne, où la culture ibérique — danseuses, toreros, femmes en mantilles — nourrit de nouvelles productions plastiques. Entre peintures, dessins, sculptures, photographies, revues et archives montrées pour la première fois en France, l’exposition bénéficie du soutien de prestigieuses institutions : le musée de l’Orangerie, le Centre Pompidou, les musées Picasso de Paris et de Barcelone, le Museo Reina Sofía et le Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid.
Plus d’infos : musee-ceret.com
Photo : Robert Delaunay, Femme au marché (Portugal), 1915, huile sur toile, 81 × 100 cm, Fontevraud, le musée d’Art moderne / Collections nationales Martine et Léon Cligman. © Fontevraud, le musée d’Art moderne / Raphaël Chipault












