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Salses-le-Château | « Les jours clairs sont rares » : itinéraires d’artistes en exil au Mémorial du camp de Rivesaltes jusqu’au 3 février 2027

20 Mar 2026 | Arts plastiques

Du 19 mars 2026 au 3 février 2027, le Mémorial du camp de Rivesaltes présente Les jours clairs sont rares, une exposition retraçant les itinéraires d’artistes juifs en exil entre Europe en crise et refuge méditerranéen de 1920 à 1945. Conçue en partenariat avec le musée d’Art moderne de Collioure, elle rassemble des œuvres de treize artistes issues de collections nationales, dont Marc Chagall, Otto Freundlich, Michel Kikoïne ou encore Mela Muter.

Entre les années 1920 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Pyrénées-Orientales sont devenues un carrefour singulier pour des artistes fuyant les persécutions et les totalitarismes européens. Céret, Collioure, Banyuls ou les Fenouillèdes ont accueilli des peintres, sculpteurs et graveurs issus pour la plupart de l’école de Paris : artistes juifs d’Europe centrale, avant-gardistes, républicains espagnols  qui ont trouvé là une lumière méditerranéenne propice à la création, avant que la guerre ne referme cette parenthèse.

C’est cette histoire que raconte Les jours clairs sont rares, exposition conçue conjointement par le Mémorial du camp de Rivesaltes et le musée d’Art moderne de Collioure. Un titre emprunté à la correspondance d’Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss qui dit seul la tension entre espoir et catastrophe.

L’exposition du Mémorial retrace des trajectoires croisées : Pinchus Krémègne, qui s’installe à Céret dès 1918 et ne le quittera plus ; Michel Kikoïne, réfugié dans les environs de Toulouse en 1941 ; Victor Brauner, hébergé à Perpignan puis en résidence surveillée ; Mané Katz, qui rejoint les États-Unis depuis Marseille ; ou encore Alice Hohermann, arrêtée à Port-Vendres en tentant de franchir la frontière espagnole, déportée et assassinée à Auschwitz en 1943.

Figure centrale de l’exposition, Otto Freundlich incarne la tragédie de cette génération. Réfugié à Saint-Martin-de-Fenouillet avec sa compagne Jeanne Kosnick-Kloss, dénoncé en 1943, il est déporté et assassiné à son arrivée au camp d’extermination de Sobibor. Le Musée d’Art Moderne de Collioure lui consacrera à l’automne 2026 une exposition monographique intitulée Je laisse la peinture pour plus tard.

Rassemblant des œuvres prêtées par dix institutions nationales — dont le musée d’Art moderne de Céret, le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme et le musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan, Les jours clairs sont rares s’impose comme un événement mémoriel et artistique majeur pour la région.

Plus d’infos : memorialcamprivesaltes.fr
Photo : © Hugues Argence / Mémorial du camp de Rivesaltes

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