Autour de la chanteuse Chu Dahye, sorikkun (vocaliste traditionnelle coréenne), Lee Si-mun à la guitare, Kim Jae-ho à la basse et Kim Da-vin à la batterie fusionnent les muga, chants chamaniques des provinces de Pyeong’an, Jeju et Hwanghae, avec le reggae, le jazz, le hip-hop, le funk, l’électro et le rock. Le résultat est un univers à la fois audacieux et intemporel.
Cette alchimie a valu au groupe une reconnaissance internationale : prix de la meilleure chanson R&B/Soul aux 18e Korean Music Awards en 2021, puis double récompense aux 23e Korean Music Awards en 2026, avec l’Album de l’année et la meilleure chanson R&B/Soul.
L’histoire de Chu Dahye commence lors d’un gut, rituel chamanique coréen, où le chaman lui est apparu à la fois comme un artiste sur scène et comme un guérisseur capable d’apaiser le public. Elle s’est alors passionnée pour le muga et l’a étudié, avant de rencontrer les musiciens avec lesquels elle joue aujourd’hui. À la fois chanteuse, comédienne et danseuse, cheffe de file du label Sosuminjok, elle a aussi collaboré avec le groupe SsingSsing pour ancrer les sonorités traditionnelles dans le présent.
Le nom du groupe, Chagi, signifie « la part de » ou « ce qui revient de droit à ». Le concert invite ainsi chacun à s’approprier cette musique et à vivre son propre « chagi », dans une expérience collective qui dépasse les genres et les traditions. Pour Benjamin François, dramaturge de l’Opéra Orchestre, ces musiciens exécutent des « sortilèges contre l’apathie contemporaine ».
Plus d’infos : opera-orchestre-montpellier.fr
Photo : Chudahye Chagis © Sosuminjok Company












