Du vendredi 3 au dimanche 5 juillet, le festival 48ᵉ de Rue célèbre ses vingt ans dans le centre-ville de Mende, pour une édition placée sous le signe du vivant partagé.
Une quarantaine de compagnies professionnelles, dont près de la moitié implantées en Occitanie, investissent l’espace public pour en faire un territoire de poésie, de lutte et de fête. Seize spectacles composent la programmation IN, complétée par 28 propositions OFF qui essaiment dans la ville.
Parmi les temps forts du IN, le cirque aérien Vent d’Ouest, par la Compagnie Les P’tits Bras, fait revivre l’imagerie du Far West à travers trapèzes, portiques et prouesses acrobatiques. Tant Bien Que Mal, de la Compagnie MMM, suit une famille de comédiens où la disparition d’un des leurs ravive souvenirs, hommages et blagues douteuses. Côté danse, Hors Sol – de la forêt au béton, par Dakipaya Danza, interroge le lien entre l’humain et le vivant face à l’artificialisation des sols, tandis que Födösökande Bi (Alive), de la Compagnie Inhérence, plonge dans la vie fascinante des abeilles à travers un portique aérien.
Toujours en piste, de La Ménagerie Technologique, met en scène deux forains vieillissants accompagnés d’un robot acteur, entre acrobaties et performances robotiques. En théâtre, Annibal et ses Éléphants revisitent L’Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde sous forme de bande dessinée vivante, tandis que la Compagnie l’hiver nu interroge la figure de la sorcière dans Un pas au milieu des dragons, en écho aux pensées écoféministes d’Isabelle Stengers.
L’édition 2026 est traversée par des figures qui refusent les places assignées et inventent d’autres façons d’être au monde : des corps indociles, des rêveurs obstinés, des résistants joyeux qui font résonner l’espace public bien au-delà de ses frontières habituelles. La présence de compagnies locales, y compris lozériennes, témoigne de la vitalité de la création régionale.
Plus d’infos : 48emederue.org
Photo : ©48e de rue












