Née en 2023 d’une forme courte in situ, imaginée à l’invitation du CRAC Occitanie en résonance avec l’exposition « Histoires d’eau » de Katinka Bock, la performance a été saluée en 2024 au concours Danse élargie : deuxième prix du jury et prix du jury jeunes du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris. Elle devient aujourd’hui une pièce de plateau d’environ cinquante minutes, portée par Julie Botet, Max Gomard, Philomène Jander, Zoé Lakhnati et Simon Le Borgne, avec Esther Serrano ; Ulysse Zangs signe la création sonore.
Alignés, les interprètes avancent très lentement, comme surgis d’un rêve. Sous leurs vêtements, des objets du quotidien se détachent et tombent au sol : détritus, objets symboliques, impertinents ou absurdes, qui viennent troubler le rythme suspendu de la procession. Peu à peu, ils semblent s’animer et révéler une force qui dépasse ceux qui les manipulent. Le collectif parle d’« une ode à la rébellion calme », celle d’une génération engagée qui avance en meute, sur un fil.
La magie prolonge le geste chorégraphique : le magicien et mime Edi Rudo accompagne la création et conçoit des effets intégrés aux costumes et aux corps, qui brouillent les frontières entre apparition et disparition. Côté son, la partition d’Ulysse Zangs s’appuie sur le cycle de l’eau, des montagnes aux mers, et dialogue avec les bruits des objets qui chutent ; les lumières sont de Dgiorgia Chaix, les costumes de Thomas Santos.
Après la création sétoise, jeudi 5 novembre, Gush is Great est présenté samedi 7 novembre au Parvis, scène nationale Tarbes Pyrénées, dans le cadre de Fest-Nov, puis les 10 et 11 novembre au Théâtre Garonne, à Toulouse, pour le NEUFNEUF Festival.
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Photo : © Filipf.o.t.o-avoiretadanser












