Rendez-vous nocturne incontournable du site, ce spectacle en vidéo-mapping transforme le plus haut pont romain au monde en un écran monumental de 275 mètres de long. Pour cette édition 2026, la narration plonge au cœur de la Figuration Libre : les personnages de Combas, ses lignes graphiques et ses couleurs électriques s’animent et s’emparent des arches antiques, dans un dialogue entre la rigueur romaine et l’anarchie poétique de l’artiste, sur une musique composée spécialement pour l’occasion. Le public est invité à s’installer sur les berges de la rive droite pour profiter du coucher de soleil avant la projection, d’une durée de 20 à 30 minutes.
Cette prolongation permet aussi de profiter plus longtemps de l’exposition Guerre et Paix – Combas au Pont du Gard, visible depuis le 29 mai et jusqu’au 1ᵉʳ novembre dans la salle d’exposition temporaire, rive gauche. Événement inédit par son ampleur et fruit d’un partenariat avec le Département du Gard, elle marque la première fois qu’une exposition de cette envergure est consacrée à un artiste contemporain sur le site, après Ousmane Sow, Josef Koudelka ou Raymond Depardon. Une quarantaine d’œuvres y explorent le thème de l’Antiquité grecque et romaine et des grandes batailles, jusqu’à une toile monumentale de près de neuf mètres consacrée à la Guerre de Troie, dans un dialogue audacieux entre la rigueur de l’architecture romaine et la fougue colorée de l’artiste sétois.
Né en 1957 à Lyon et installé à Sète dès l’enfance, Robert Combas devient au début des années 1980 l’un des fondateurs du mouvement de la Figuration Libre, aux côtés d’Hervé Di Rosa, François Boisrond et Rémi Blanchard, en réaction aux tendances conceptuelles et minimalistes de l’époque. Son style, fait de compositions denses et saturées de couleurs peuplées de héros, de combats et de récits mythologiques, lui vaut une reconnaissance internationale depuis plus de quarante ans.
Plus d’infos : pontdugard.fr
Photo : Le Pont du Gard illuminé – © R Combas et Groupe F












