Depuis plus de quinze ans, Nicolas Daubanes développe une œuvre singulière centrée sur l’univers carcéral. Nourri par des résidences immersives dans plusieurs maisons d’arrêt, son travail explore la mémoire des lieux d’enfermement et les formes de résistance qui s’y inventent.
Au Castelet — seul bâtiment encore accessible de l’ancienne prison Saint-Michel — l’artiste propose un parcours qui dialogue étroitement avec l’histoire du site. Dessins à la poudre d’acier aimantée, installations et vidéos composent une exposition où les matériaux eux-mêmes portent une charge symbolique : limaille de fer évoquant les barreaux, structures en bois issues de portes de prison ou encore expérimentations plastiques mêlant acier, béton ou verre.
Le projet prolonge également la résidence menée par l’artiste à la Villa Médicis, convoquant références historiques et créations contemporaines. L’exposition évoque notamment l’imaginaire des Prisons de Piranèse tout en confrontant ces visions à des œuvres actuelles et à l’histoire carcérale toulousaine.
En croisant art contemporain et patrimoine, Le ciel nous vengera invite ainsi à réfléchir à l’invisibilité des prisons dans nos sociétés et aux tensions entre contrainte et aspiration à la liberté.
Plus d’infos : monuments.toulouse.fr
Photo : La Modelo, Barcelona — Dessin mural, poudre d’acier aimant.e, peinture acrylique, 300 x 300 cm, 2022. Vue de l’exposition Act of grace, ADN galerie, Barcelone 2022. © R. Ruiz












