Le musée Soulages accueillera du 28 juin au 4 janvier 2026, une exposition sur la grande cinéaste Agnès Varda, qui explorera son environnement poétique, sa curiosité, ses passions d’artistes, et sa rencontre amicale avec Pierre Soulages.
Co-produite avec sa fille, Rosalie Varda et l’équipe de Ciné-Tamaris, qui diffuse ses films depuis 1951, l’exposition Agnès Varda. Je suis curieuse. Point proposera plus de cent items explorant la vie et l’œuvre de cette grande cinéaste.
Si Agnès Varda s’illustre d’abord comme photographe pour le Théâtre National Populaire et la troupe de Jean Vilar pour le festival d’Avignon dans les années 1950. Elle se tourne ensuite vers le cinéma aux côtés d’Alain Resnais, Chris Marker, William Klein et Jacques Demy. Ce cinéma de la “Rive Gauche” se distingue en marge du mouvement la Nouvelle Vague qui émerge également dans les années 1960 avec notamment Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Jacques Rivette. Ainsi, de son premier long-métrage La Pointe Courte (1955) tourné à Sète, au frappant Sans toit ni loi (1985), ou encore aux documentaires Mur Murs (1981) et les Plages d’Agnès (2008), Varda marquera l’histoire du cinéma avec son monde poétique attaché à la mer et aux plages méditerranéennes. Dès 2003, elle se dédie également à l’art plastique avec notamment des installations ingénieuses baptisées cabanes de cinéma. Sa curiosité pour l’art semble insatiable.
Agnès Varda. Je suis curieuse. Point proposera donc une association entre le fond photographique du film de La Pointe Courte et d’autres de ces œuvres évoquant poétiquement la mer, les plages, les cabanes de pêcheurs comme Ping-Pong Tong (2005-2006), Le dépôt de la Cabane de Plage (2011) ou encore La Cabane du Bonheur (2018). Des clins d’œil seront faits à son œuvre cinématographique ou encore au lien amical qu’elle entretenait avec Pierre et Colette Soulages avec des clichés pris sur le tournage de son film Les Plages d’Agnès. Des œuvres d’Alexander Calder, de Valentine Schlegel, de Michel Barceló, ou encore du photographe Gustave le Gray viendront compléter ce parcours qui promet de ramener la mer Méditerranée à Rodez.
LJ
Plus d’informations : musee-soulages-rodez.fr
Photo : La petite mer immense, 2003. Tirage argentique d’après fichier numérique – © Succession Varda