Le Centre d’art contemporain de Carcassonne présente l’exposition Lumières et couleurs, un parcours collectif réunissant dix artistes autour des notions de couleur et de lumière, à découvrir jusqu’au 29 mars.
Le Centre d’art contemporain de Carcassonne a effectué son premier tour de piste tout au long de l’été. Il prend cet automne son premier envol en s’appuyant sur deux fondamentaux, couleur et lumière, afin de sensibiliser plus aisément le public audois aux diverses orientations prises par l’art contemporain tout en satisfaisant les amateurs plus avertis.
Dix artistes ont été sélectionnés, qui ne s’expriment pas seulement par le biais de médiums traditionnels, comme la peinture (excepté le Britannique Colin Hollidge qui traite du thème de la ville lumière justement, et sollicite des caissons lumineux éclairés-éteints) ; mais en recourant à la sculpture cinétique (le Berlinois Florian Görlitz, dès l’entrée de l’expo, grâce à sa Wheel of hope, une roue à effets optiques), à l’installation spectaculaire (le collectif Scale et son Ammonite géante de 112 unités donnant dans l’obscurité une impression de vie), la photo (Nicolas Grospierre, et sa Library), le textile (les cascades déferlantes de lés de tissus déchirés, de la performeuse toulousaine Sophia El Mokhtar, rythmées d’animations graphiques) ou encore la vidéo, ces images projetées par Thomas Antoine Pénanguer sur de fragiles Ballons de stands de tir.
La couleur prend densité et épaisseur dans les formes « tuftées » de Claude Como, végétales ou florales, envahissant les murs de manière métamorphique et diverse : Par-delà les murailles. Naomi Maury, parvient, dans ses sculptures hybrides, à allier lumière et couleur dans une forme organique, étrange, futuriste et qui ne demande qu’à vivre. Ce sont ses Exoskelets tout en halo translucide.
La sculpture a également droit de cité, ainsi que le prouvent celles du Catalan Yoann Ximenes, qui recourt aux ondes sonores transcrites de discours politiques, qu’il suspend de manière gracieuse et immaculée dans ses Mantras. Enfin la lumière parvient à se nicher dans les fleurs en papier recyclé de Junior Fritz Jacquet qui se veut Résilience, terme très en vogue depuis un bon lustre.
À tout ceci, ajoutons l’œuvre que Stéphane Parain aura installée sur le toit, une sculpture monumentale intitulée Bloom. Une œuvre explosive, en polystyrène et pigments, qui fige des couleurs en expansion et s’inspire de fêtes indiennes. Comme un appel à venir voir de plus près le « voyage immersif » proposé.
BTN
Plus d’infos : carcassonne.org
Photo : © Collectif Scale












