Pour sa programmation 2026, la Maison des arts Georges et Claude Pompidou affirme plus que jamais son rôle de centre d’art ancré dans son territoire tout en restant ouvert aux scènes contemporaines nationales et internationales. Expositions, résidences et projets hors les murs composent une véritable saison artistique qui se déploie entre Cajarc, les Maisons Daura à Saint-Cirq-Lapopie et plusieurs sites patrimoniaux du Lot.
La saison s’ouvre au printemps avec Au bout du monde, exposition réunissant Julia Gault et Thomas Teurlai. Tous deux interrogent les transformations de la matière et les systèmes de production contemporains à travers des sculptures et installations où instabilité, mutation et expérimentation technique deviennent moteurs de création. Entre équilibre fragile et dispositifs quasi alchimiques, leurs œuvres questionnent la manière dont nos sociétés façonnent et transforment leur environnement.
L’été est marqué par Un désir souterrain, vaste exposition consacrée à Lionel Sabatté, nommé au Prix Marcel Duchamp 2025. Nourri par plusieurs séjours dans le Quercy, l’artiste développe un ensemble d’œuvres mêlant sculpture, dessin et tapisserie, inspirées par les paysages géologiques et les temporalités profondes du territoire. Matériaux organiques, poussières ou fragments naturels composent un bestiaire hybride dialoguant notamment avec des gravures de Goya prêtées par le musée de Castres.
En parallèle, la programmation se déploie hors les murs avec Roman-photo, projet de Lilie Pinot présenté au château de Castelnau-Bretenoux. À partir d’archives photographiques et d’expérimentations d’impression, l’artiste explore les relations entre mémoire collective et récits personnels, prolongeant un travail engagé autour du territoire agricole lotois.
Fidèle à son identité, la Maison des arts ne limite pas sa saison aux seules expositions. Résidences d’artistes, projets participatifs et créations in situ jalonnent l’année, à l’image du programme Champ libre mené en milieu agricole, ou encore des initiatives associant habitants et structures locales. Ces projets prolongent la réflexion engagée par le centre d’art autour du paysage, des pratiques sociales et des mutations contemporaines.
À travers cette programmation, la Maison des arts confirme une approche où création artistique et territoire dialoguent étroitement, faisant de chaque exposition une étape d’un récit plus large, construit au fil de l’année et des rencontres.
Plus d’infos : magcp.fr
Photo : © Thomas Teurlai, TV Set, bras mécanique, aimants en néodyme, limaille d’acier inoxydable, miroir sans tain, microphone de contact, dimensions variables, 2021, photo : Salim Santa Lucia












