Son œuvre, développée sur près de vingt ans, est devenue connue mondialement grâce au regard averti de Georges Breguet, anthropologue suisse qui a su, dès leur première rencontre en 2004, qu’il se trouvait face à un talent hors du commun. Georges Breguet est tombé sur cette vieille Balinaise alors qu’elle chantait et dansait devant un mur de pierres souriantes, comme en pleine cérémonie votive.
En 2006, année de son apogée, l’installation réunissait plusieurs centaines de pierres, avant d’être démembrée : sa destruction matérielle est, paradoxalement, à l’origine de son entrée dans le monde de l’art indonésien puis international.
Ni Tanjung dansait ornée d’une couronne qu’elle confectionnait elle-même, entourée dans sa chambre de ses assemblages, ses dessins et ses poupées. Elle a produit plus de mille assemblages en moins de dix ans, jusqu’à son décès, déclarant à plusieurs reprises : Je ne vis que parce qu’il me rend visite et qu’il me demande de créer.
Aujourd’hui célébrée mondialement, Ni Tanjung est représentée dans de prestigieuses biennales d’art, dans de nombreuses collections privées ainsi que dans de grands musées d’art brut.
Plus d’infos : musee-artbrut-montpellier.fr
Photo : Musée d’Art Brut de Montpellier












