Vingt ans que la langue des signes trouve, chaque rentrée, un écrin sur cette scène toulousaine : du 11 septembre au 30 juin, le Théâtre du Grand Rond ouvre sa saison avec le festival Sign’Ô avant de dérouler un fil dense de créations en théâtre, cirque, danse et spectacles jeune public, jusqu’aux Chantiers de cirque du Studio PACT en juin.
Fidèle à son identité de théâtre associatif, engagé et populaire, le Grand Rond construit sa saison sur l’alternance des formes et des publics, entre créations professionnelles, cartes blanches confiées à des collectifs et rendez-vous jeune public, sans jamais renoncer à l’exigence.
Sign’Ô réunit publics sourds et entendants autour de spectacles bilingues où le corps, le rythme et l’espace font de la langue des signes une matière de scène à part entière : la compagnie Osez!Vous y présente Mon amie Endo le 12 septembre au matin, portrait d’une jeune femme confrontée à l’endométriose, tandis que Multivers, de la compagnie Nuage Citron, fait dialoguer français et langue des signes autour d’une conférence d’astrophysique qui tourne à l’aventure clownesque. Dès le 24 septembre, le collectif Maison Panache prend ses quartiers pour dix jours : on y croise Rising Ape et Tout est sous contrôle, deux pièces de La Mob à Sysiphe qui interrogent le monde du travail et le burn-out, ou encore Sur les rives, pièce dansée de la Cie Contremarches sur le deuil et la mémoire.
Octobre poursuit avec Retrouver la nuit, de La Fabrique, et le spectacle jeune public Friedrich, hamster philosophe, de la Cie Pollen, avant que novembre ne fasse la part belle au théâtre engagé : Dracula, revisité en théâtre musical par Les z’OMNI, Nous avons en commun la résistance, comédie musicale de Rue de la Commune, ou encore Ladies Football Club, théâtre de marionnettes de Marionnettissimo consacré à l’histoire du football féminin.
Décembre confie une carte blanche à Yves Marc, entre théâtre gestuel avec Duende et solo intimiste avec Public mode d’emploi, tandis que la programmation jeune public de fin d’année réunit Hulul, de ChapKa Cie, et Gretel et Hansel, du Chat Perché. L’année se referme sur la comédie La great fuite of la bourgeoisie, du Périscope, jouée le soir du réveillon.
En janvier, This is the end, de la compagnie Maëlström, prolonge cette veine satirique, avant que février ne s’ouvre sur Ventre, théâtre québécois de La Théière, et Amour Sourd, nouvelle création bilingue en langue des signes du Théâtre des Silences. Côté jeune public, Une vie passionnante ou rien, de Groenland Paradise, et Ami·e, de La Muse, accompagnent les plus petits.
Le Printemps du Rire, du 5 mars au 4 avril, réunit plusieurs propositions d’humour, de Ça parle d’amour, de Vraiment Super!, au D.E.U.I.L, de Popatex, tandis que Le Paquet, théâtre d’objet de L’Espèce de compagnie, et La Vague, pièce dansée dès 3 ans de la compagnie Paracosm, élargissent la focale. En avril, une carte blanche intitulée « Droit au but » réunit Foutre plein les yeux, de Chloé Bouiller, et Tarpin me manquer, avant que La Cuisine de Marguerite, théâtre culinaire de la Compagnie de la Dame, ne clôture le mois.
La fin de saison s’ouvre sur Doléances : Entendez-nous !, théâtre musical de La Façon, avant que la compagnie Vraiment Super ne fête ses cinq ans le 5 mai. La Chasse aux rats, du Bruit des Gens, et Le Feu aux poudres, de l’incandescente compagnie, referment le volet théâtre, tandis que les Chantiers de cirque du Studio PACT, début juin, puis les représentations des ateliers amateurs jusqu’à la fin du mois, concluent une saison résolument tournée vers la création en train de se faire.
Plus d’infos : grand-rond.org
Photo : Public mode d’emploi © Cie Yves Marc












