Quartz, fluorite, malachite, azurite, émeraude : ces pierres racontent l’histoire des sociétés humaines, des premiers outils en silex à nos téléphones portables. Le Muséum a réinventé l’exposition lyonnaise en l’enrichissant de ses propres collections de minéralogie, de l’histoire de cette science et d’une palette de pigments minéraux, de l’ocre au lapis-lazuli qui colore La Jeune Fille à la perle de Vermeer.
Le parcours se déploie en quatre zones. Il part des matières premières, plonge au cœur de la matière, puis s’aventure vers les mines de demain, des pôles aux fonds océaniques, voire à l’espace, sans éluder le poids de nos modes de consommation sur les écosystèmes. La dernière zone s’intéresse au passage du minéral à l’artefact, et s’achève sur la façon dont les minéraux s’invitent dans la pop culture, de la bande dessinée aux jeux vidéo, en passant par le cinéma.
Les enjeux sont aussi géostratégiques. Judith Pargamin, directrice du Muséum et planétologue, rappelle que la transition énergétique fait exploser la demande en ressources critiques comme le lithium ou le cobalt, et que l’Europe dépend fortement de la Chine pour le raffinage de nombreux minerais. Selon elle, il faudra collectivement mieux raisonner l’usage des minéraux et développer leur recyclage.
Pour sa part, la directrice, ancienne minéralogiste, cite parmi ses pièces préférées un échantillon d’aragonite de l’ancienne mine d’or de Salsigne, dans l’Aude, « presque organique, d’une grande finesse ». Un programme culturel ancré localement, avec des médiations pensées pour tous les publics, accompagne l’exposition.
Plus d’infos : museum.toulouse-metropole.fr
Photo : ©Muséum de Toulouse












