La règle du jeu est la même pour tous, le résultat ne l’est jamais. Peinture, matière, couleur, geste, détournement, message : chaque artiste transforme ce support codifié selon son propre langage. Les lignes sont effacées, prolongées ou bousculées, les stations deviennent signes, récits ou prises de position. La carte n’organise plus la ville : elle devient le lieu où l’artiste peut la questionner, la rêver et la réinventer.
L’exposition réunit la collection de Jérôme Dauchez, collectionneur proche de Laurent Rigail, fondateur du musée, construite au fil des années comme une succession de rencontres. « Ce qui m’intéresse dans la démarche de Jérôme, c’est qu’il ne collectionne pas simplement des œuvres : il collectionne des histoires, des rencontres, des artistes, des sensibilités », souligne Laurent Rigail.
Fidèle à la conviction de Parcelle473, selon laquelle l’art urbain a pleinement sa place au musée, l’exposition montre que la contrainte devient le meilleur révélateur de la liberté des artistes. Certains interrogent la ville et ses règles, d’autres ses marges ou ses fractures, d’autres encore font presque disparaître la carte derrière leur univers. Un livre consacré au projet est disponible à la boutique du musée.
Plus d’infos : parcelle473.com
Photo : Andrea Ravo Mattoni












