Depuis 2018, le Site archéologique Lattara – musée Henri Prades invite chaque année un artiste contemporain à confronter sa pratique aux collections et aux espaces du site, en partenariat avec le MO.CO. Sara Ouhaddou est la huitième artiste à relever ce défi, après Raphaël Zarka, Gaëlle Choisne ou encore Léo Fourdrinier.
Née en 1986 à Draguignan, vivant entre Paris et Marrakech, Sara Ouhaddou explore depuis des années les savoir-faire traditionnels méditerranéens — verre, broderie, céramique, alphabets amazighs — en les replaçant dans des dynamiques de transmission, de circulation et de mémoire collective. Face aux objets antiques du musée, son regard superpose une autre géographie : celle du monde arabe et de la Méditerranée nord-africaine, des échanges anciens entre les deux rives.
L’exposition est pensée comme un jeu de rôles : le chercheur devient artiste, l’artiste chercheur, le conservateur explorateur. Sara Ouhaddou s’est notamment inspirée des macrophotographies de Mario Marco, régisseur des collections du musée, qui transforment de simples fragments de verre en paysages fascinants — un jeu d’échelle du micro vers le macro qui nourrit plusieurs des œuvres présentées.
Parmi les pièces exposées, on retrouve Il y en a toujours un dessus, il y en a toujours un dessous, une installation de 15 mètres en verre soufflé, vitrail et céramique, ainsi que La chambre aux confettis, ensemble de textiles brodés par des artisans du quartier parisien de la Goutte d’Or. Une tapisserie inédite, Revenir (#1), réalisée par l’atelier Néolice à Aubusson, a été créée spécialement pour l’occasion.
Plus d’infos : museearcheo.montpellier3m.fr
Photo : © Ludovic Séverac – Montpellier Méditerranée Métropole












