Née à Canton en 1904, formée à Paris dans les ateliers de la Grande Chaumière, où elle se lie d’amitié avec Louise Bourgeois, Colette Richarme s’installe à Montpellier en 1937. Contemporaine du Groupe Montpellier-Sète, elle y développe une œuvre entre figuration et abstraction, reconnue à Paris dès sa première exposition personnelle en 1955. Ses toiles figurent aujourd’hui dans une dizaine de collections publiques, dont celles du musée Fabre, du musée Atger et du musée Paul-Valéry de Sète.
Plus de trente ans après sa disparition, son atelier est resté intact : pinceaux, palettes, chevalet et livres annotés témoignent encore de sa présence. Autour du mas languedocien, la peintre avait planté cent oliviers, une pinède, des amandiers, un verger et un labyrinthe végétal : un jardin d’artiste de 6 000 m², devenu un îlot de fraîcheur en plein cœur urbain. Psalmodie est aussi le dernier témoin du foyer artistique et littéraire qui réunissait dans ce quartier Joseph Delteil, Jean Vodaine ou Frédéric Jacques Temple.
La collecte doit permettre de créer le fonds de dotation Villa Richarme, premier jalon vers les 1,3 million d’euros nécessaires à l’acquisition du lieu. L’association imagine un « laboratoire vivant » : un centre d’art et de résidence dédié aux artistes femmes, un conservatoire de biodiversité ouvert au public et un espace de soin par l’art et la nature, en lien avec des structures comme le CHU.
Cette mobilisation intervient alors que la reconnaissance de la peintre se confirme : après un premier hommage en 1992, le Salon des Indépendants, à Paris, lui consacrera un nouvel hommage en 2027.
Plus d’infos : richarme.fr
Photo : Colette Richarme – © Michel Rapillard












