Week-End Ghost hunters au Château de Castries les 1er et 2 avril

Un projet et une exposition conçue et réalisée par les étudiants en troisième année de l’ESBAMA.

Le château de Castries est un site prestigieux, merveilleux et historique. Ce château a vu passer différents propriétaires et personnages, il a assisté à de nombreuses situations liées au pouvoir, à l’argent, mais aussi à l’art et à l’intimité de ses usagers au travers des siècles, dont les spectres doivent encore hanter les murs.

En évitant les anecdotes ou l’histoire particulière de ce château, nous allons réveiller Les fantômes de l’histoire de l’art.
« En évoquant la survivance des images passées dans les images nouvelles »

Mais aussi en observant la fascination pour l’occulte, véritable source d’inspiration pour les artistes de 1750 à 1950, période qui correspond à l’occupation du château.
La tonalité de ce projet est drôle et sérieuse à la fois, inspirée par l’ésotérisme, l’illusionnisme, les sciences occultes, la parapsychologie, les ectoplasmes et le surnaturel…la bande dessinée, mais également par l’étude historique d’œuvres d’art selon le point de vue de Didi Huberman (la survivance des images passées dans les images nouvelles) et au delà d’Aby Warburg. (théoricien d’une nouvelle méthode d’analyse , l’iconologie, qui consiste, selon l’auteur, à « opérer une décomposition [de l’œuvre] qui en fera apparaître clairement l’hétérogénéité matérielle ou essentielle. A la croisée de l’histoire de l’art de la psychanalyse et de l’anthropologie)

Il s’agira de réaliser un environnement, une atmosphère, où les différentes propositions s’exprimeront au service d’un projet global, d’une scénographie à inventer ensemble.

Vingt et un étudiants en troisième année de l’ESBAMA ont chacun choisi une œuvre historique qui aurait pu être vue par les personnages ayant traversé le château depuis le 17eme siècle jusqu’à ce jour. Ils ont saisi la trace de ces œuvres (leur aspect culturel et social), puis « leur aura » (au sens ésotérique du concept) à savoir un halo de lumière, un champ d’énergie…

Les étudiants se sont engagés avec humilité dans ce projet, à la rencontre des fantômes d’Eugène Delacroix, d’Odilon Redon, de René Magritte, de Gustave Moreau, de Théodore Géricault, de Jean- Baptiste Carpeaux, de Gustave Caillebote, de Edward Hopper, de Gustave Doré, d’Alexandre Cabanel, de Johan-Heinrich Füssli, du Caravage, de Alfred Hitchkock,…

Pour injecter l’esprit de ces œuvres dans une proposition nouvelle et contemporaine, la leur, qui exprimera de façon cryptée la survivance d’une culture dans la nôtre.

La ville de Castries renouvelle l’opportunité d’offrir aux étudiants de l’ESBAMA un cadre exceptionnel, de confronter leurs travaux à un espace et à un regard public. C’est une expérience fondamentale dans leur cursus scolaire.

Le projet Ghost hunters est piloté par Miles Hall et Christian Laune professeurs à l’ESBAMA avec la participation de Samuel Bertrand, Marie Boutevin, Manon Guegan, Dounia Ham, Ninon Hivert, Sam Krack, Maisie Mancel, Ugo Masciave, Clémence Meunier, Lolita Mille, Martin Navoret, Caroline Pedronno, Céline-Alice Redondo, Anissa Regaïeg, Gaétan Royer-Vaguelsy, Camélia Sadouki, Alba Sagols, Céline Suma,Maddie Tait-Jamieson, Cécile Temple-Boyer, Katarzyna Wyrembelska.

Samedi 1er et dimanche 2 avril au Château de Castries. Vernissage vendredi 31 mars à partir de 18h30. www.esbama.fr/v1/

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