Entretien avec Carole Delga présidente de la Région LRMP

Carole Delga, Présidente de la Région LRMP © Photo Région LRMP

Elue en décembre dernier, Carole Delga la nouvelle présidente de la grande Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, tient particulièrement à ce que la culture soit au coeur de son action politique. Désormais, le territoire régional comprend treize départements, ce qui en fait l’un des plus grands de France autour de deux pôles importants que sont Toulouse et Montpellier.
Dans cet entretien, Carole Delga explique quels sont les axes importants de la politique culturelle de la Région, quel va être le maillage de ce nouveau territoire, les fusions, les perspectives et projets.

La première grande prise de parole sur la culture de votre début de mandat s’est faîte à l’occasion de la conférence de presse du Festival Radio France, est-ce que cela était un symbole pour indiquer que votre politique culturelle s’inscrit dans la continuité de ce qui se fait déjà ?
Oui, effectivement. La Région est le premier partenaire financier du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. Il représente un témoignage essentiel de l’engagement de la Région en faveur de la démocratisation de l’accès à la culture et à l’excellence artistique pour tous.
Cette démocratisation se caractérise par une politique tarifaire mais aussi par de très nombreux concerts sur l’ensemble du territoire notamment en milieu rural. J’ai également exprimé mon souhait de voir le Festival s’ouvrir progressivement de par sa programmation, à l’échelle de la Grande Région.
Il est primordial de rester fidèles à nos valeurs : la culture est, et doit rester accessible à tous et la musique, classique notamment n’est pas l’apanage d’une élite. Nous sommes donc dans la continuité de ce qui a été fait jusqu’à présent, tout en donnant un nouvel élan, adapté à l’échelle du nouveau territoire régional.

Quelle importance occupe la culture dans l’action politique que vous menez pour la Région ?
La culture et la valorisation patrimoine sont essentielles pour le territoire. Elle occupe une place importante dans le cadre des politiques que nous mettons en place. Cela va du soutien aux festivals qui font rayonner notre territoire régional, à l’accompagnement de résidences d’artistes dans l’ensemble des départements, en passant par le développement d’actions culturelles pour tous et tout au long de la vie, mais aussi en valorisant les langues régionales, le Catalan et l’Occitan, à travers le Centre Interrégional de Développement de l’Occitan (CIRDOC) et l’Office Public de la Langue Occitane (OPLO). La Région soutient d’ailleurs le projet de création de l’observatoire de la langue.

 « Dans une période où les idées de repli sur soi et d’exclusion gagnent du terrain, nous faisons le pari de l’ouverture et de l’accès du plus grand nombre à la culture. »

Quel budget représente la culture dans celui global de la Région ?
Nous venons de voter notre budget. Cela constitue un acte politique majeur pour la collectivité. J’avais pris l’engagement devant nos concitoyens de porter ce budget à 3% du budget régional. Avec près de 64M€, cela représente 3,3%. Promesse tenue ! Nos choix n’ont qu’un seul objectif : soutenir le développement de la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées dans un souci d’équilibre entre les territoires et les citoyens. La culture y contribue.
Dans une période où les idées de repli sur soi et d’exclusion gagnent du terrain, nous faisons le pari de l’ouverture et de l’accès du plus grand nombre à la culture.

En terme d’organisation, comment s’opèrent les changements que nécessite ce nouveau territoire régional ?
Nous travaillons actuellement à l’harmonisation progressive des 600 politiques publiques répertoriées en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. La Région maintient ses dispositifs d’aide pour le développement de l’activité culturelle dans les domaines du spectacle vivant, des arts plastiques, du livre, du cinéma, des cultures régionales et du patrimoine.
Certains dispositifs seront élargis, d’autres revus pour répondre au mieux aux besoins des acteurs culturels et au développement des filières artistiques.

Vous venez d’inaugurer l’extension du MRAC (Musée régional d’art contemporain) de Sérignan, est-ce que la gestion directe de certains musées en région reste un élément important de votre politique ?
Avec l’agrandissement du MRAC de Sérignan, c’est une étape importante que nous avons franchie, pour le paysage de l’art contemporain, extrêmement riche et dynamique en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.
Ce musée est effectivement géré depuis 2010 par la Région et il s’est imposé, au même titre que le Centre régional d’art contemporain (CRAC) à Sète, comme un lieu phare de la diffusion et de la transmission de l’art contemporain en région. Ces gestions en régie directe du MRAC et du CRAC, tout comme la présence de la Région au sein du Musée d’art moderne de Céret, sont des dispositifs ambitieux en faveur de l’art contemporain.
A cela s’ajoutent nos deux Fonds Régionaux d’Art Contemporain, le FRAC Midi-Pyrénées et le FRAC Languedoc-Roussillon qui constituent des outils majeurs de la politique régionale.

Carole Delga avec l’artiste Bruno Peinado lors de l’inauguration de l’extension du MRAC (Musée régional d’art contemporain) à Sérignan © Photo Région LRMP
Carole Delga avec l’artiste Bruno Peinado lors de l’inauguration de l’extension du MRAC (Musée régional d’art contemporain) à Sérignan © Photo Région LRMP

En ce qui concerne le MuRéNa, quelles sont les dernières informations et quel est le calendrier ?
Ce musée est né sous l’impulsion décisive de Georges Frêche et a pour vocation d’être un musée pour tous, dédié à la renaissance de la Narbonne romaine et ouvert sur la recherche. Nous portons ce musée et y consacrons un budget total de 49,2 M€, avec une aide de fonds européens FEDER de 6 M€.
Le musée bénéficiera d’espaces de jardins qui l’ouvriront sur son environnement immédiat, sur un terrain d’environ 3 hectares, offert par la Ville de Narbonne. Les architectes sont l’agence Foster+Partners associée à Jean Capia, ainsi que le Studio Adrien Gardère pour la scénographie (après celle du Louvre à Lens).
Le projet du Musée Régional de la Narbonne Antique se situe sur deux axes fondateurs : valoriser le riche patrimoine romain et l’histoire antique de Narbonne, et contribuer au développement de la recherche archéologique sur ce territoire. Le bâtiment du musée comptera environ 8 000 m2 de surface dont 2 700 m² consacrés à l’exposition permanente. Les travaux de construction avancent. La livraison au public est prévue courant 2019.

Quels sont les autres chantiers menés ou suivis par la Région ?
Le budget 2016 prévoit également en maîtrise d’ouvrage régionale l’achèvement des travaux de valorisation du site archéologique régional de Javols. Nous avons lancé un projet d’aménagement et de mise en valeur de ce site pour un budget de 500 000 €, en co-maîtrise d’ouvrage avec la Commune de Javols, la Communauté de Communes de la Terre de Peyre et le Département de la Lozère, afin de redonner vie à la ville romaine. 10 M€ d’aides régionales sont également prévues pour la réalisation du futur Musée de la Romanité à Nîmes.
Le programme régional d’aide à la restauration et restructuration des musées se poursuit avec deux opérations inscrites au contrat de plan Etat-Région 2015-2020. D’une part, le musée Henri-Martin de Cahors, offrira en 2018 des espaces entièrement rénovés et réorganisés, avec une extension des surfaces d’exposition de 500 m2.
La Région a attribué à parité avec l’Etat, une aide de 1,275 M€ pour cette opération. D’autre part, devrait démarrer début 2017 la première phase de restructuration du musée INGRES de Montauban, soutenue par la Région à hauteur de 1,6 M€.

 « Les festivals jouent un véritable rôle d’aménagement du territoire, notamment en milieu rural. C’est donc une priorité de les accompagner. »

Nous sommes dans la période des festivals et la Région soutient beaucoup d’entre eux. Quel regard portez-vous sur ces événements et comment s’opère le soutien apporté par la Région ?
Les festivals jouent un véritable rôle d’aménagement du territoire, notamment en milieu rural. C’est donc une priorité de les accompagner. Je pense notamment à Total Festum, au festival Montpellier Danse, Jazz in Marciac dans le Gers, Pause Guitare à Albi Ciné Latino ou le Printemps de Septembre à Toulouse, le Festival Détours du Monde – Festival des Civilisations Vivantes et Populaires itinérant en Lozère, le festival Musique et Histoire qui fait résonner les murs de l’Abbaye de Fontfroide, ou encore le festival Les Troubadours chantent l’art roman, créé à l’initiative de la Région.
Pour les aider, nous lançons cette année le Guide des festivals d’été, musées et tourisme étendu à l’ensemble de Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. Il sera en ligne dès le 21 juin sur le site internet de la Région.

Total Festum qui est porté par la Région L.-R. depuis des années, trouve t-il une résonnance au niveau de la nouvelle grande région ?
La Région a pris l’initiative en 2006 d’encourager la promotion des cultures occitanes et catalanes dans le cadre de Total Festum. Depuis, cette grande fête n’a cessé de grandir et s’affirme comme un festival régional incontournable. Je suis fière de voir Total Festum s’étendre à l’échelle de la grande Région, jusqu’au 7 juillet prochain. C’était un engagement que j’ai pris et qui sera tenu dès cette année, pour la 11ème édition de la manifestation, avec l’émergence de 16 nouveaux projets. Au total, 70 partenaires, associations et/ou collectivités, ont été retenus pour organiser Total Festum dans plus de 100 communes différentes.
Total Festum se conclura comme chaque année en association avec le 9ème festival des sports traditionnels dans le cadre du Forum Euro-Régional « Patrimoine et création ». Les festivités débuteront le 1er juillet en matinée avec la première grande Amassada de la nouvelle Région puis l’après-midi avec le lancement du Forum Euro-Régional.

Quel regard portez-vous sur l’économie culturelle en général et l’apport de la Région ?
Il est important pour la Région d’aider à la structuration des filières, de l’amont à l’aval, c’est déjà le cas avec l’audiovisuel, à travers le partenariat avec le CNC, et pour le livre et la lecture, avec un protocoled’accord et un contrat d’objectif. Pour les musiques actuelles, nous collaborons avec le Centre national des variétés.
En matière de tourisme et d’attractivité économique, la culture est indispensable au territoire. Pour preuve, l’importance des retombées d’un tournage comme Candice Renoir en région, ou encore l’impact de l’ouverture du Musée Soulages pour le ruthénois et l’Aveyron. Notre territoire est attractif pour des tournages pourvoyeurs d’emploi. Il abrite aussi des entreprises dynamiques dans l’animation comme TAT Production ou Page et image dans le domaine du WeB Documentaire.
La Région doit continuer à soutenir ces deux volets de l’activité audiovisuelle.

Que pouvez-vous nous indiquer en ce qui concerne la concertation des différents acteurs sur élargissement et installation du COREPS ?
Les partenaires sociaux, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) et la Région ont souhaité que la dynamique du Comité Régional des Professions du Spectacle (COREPS) soit élargie à la nouvelle Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.
Cet élargissement a été acté il y a quelques semaines, en présence de la DRAC, de Dominique Salomon, vice-présidente de la Région en charge de la culture et du patrimoine qui me représentait à cette occasion, et des partenaires sociaux employeurs et salariés dument mandatés par les branches (Salariés : CGT Spectacle (Synptac, SFA, Spiac, Sammip, SFR) – Snacopva CFE CGC / Employeurs : SCC, SMA, SNSP, SPI, SYNAVI, SYNDEAC, CNRA).
Cette instance de dialogue social dans le secteur du spectacle est la déclinaison régionale du Comité National des Professions du Spectacle. J’étudie et j’envisage de prendre une initiative de dialogue avec les forces vives de la culture au sens large, qui pourrait prendre la forme d’un rendez-vous annuel.

Projet du Musée Régional de la Narbonne Antique © Foster+Partners
Projet du Musée Régional de la Narbonne Antique © Foster+Partners

Pourriez-vous nous évoquer vos actions dans certains domaines comme l’aide à la création ?
Concernant l’aide à la création la Région est très investie. Elle apporte un soutien direct aux artistes dans de nombreux secteurs artistiques comme par exemple l’aide aux compagnies théâtrales. Nous soutenons la création artistique, la diffusion, les structures culturelles, dans le domaine des arts et du spectacle vivant pour la production de nouveaux spectacles, par le biais par exemple du « 1% artistique » et de bourses, en proposant des conventionnements pluriannuels aux ensembles, compagnies, aux structures de diffusion, ou encore le dispositif « résidence association ».
Pour cela, la Région contribue à la structuration et au rayonnement artistique, par le biais des grands opérateurs culturels Région/État, labellisés ou conventionnés. Nous restons vigilants, pour veiller à conforter la qualité de leur mission à l’échelle de la nouvelle Région. Le soutien à la création dans le domaine des Arts plastiques c’est aussi des aides individuelles à la création, un soutien aux résidences d’artistes et des acquisitions d’oeuvres d’arts. Pour les arts plastiques et l’architecture, il s’agit du Syndicat Mixte des Abattoirs – FRAC Midi-Pyrénées, du FRAC installé à Montpellier, du MRAC à Sérignan, du CRAC à Sète, d’une douzaine de structures (centres d’art, résidences d’artistes, festival Printemps de Septembre) le Carré d’Art à Nîmes, ou encore les festivals Visa pour l’image à Perpignan, Images singulières à Sète et Sportfolio à Narbonne.
Pour le spectacle vivant sont concernées les scènes labellisées par l’Etat, tels que les Scènes Nationales, les Centres Dramatiques Nationaux, les Centres de Développement chorégraphique, les Centres Nationaux des arts de la rue, les Centres d’Innovation et de Recherche Circassien, les lieux de résidences artistiques dédiés au cirque, le Centre national de création musicale, les Scènes de Musiques Actuelles, les grands orchestres et opéras de Toulouse et Montpellier et les structures conventionnées dans le domaine de l’art lyrique, et des musiques anciennes.

La musique, notamment les orchestres et opéras :
Comme évoqué, la Région agit en faveur du développement d’un réseau de diffuseurs en structurant un réseau régional de salles de spectacles par la signature de conventions d’objectifs, tout en apportant un soutien élevé aux grandes institutions culturelles telles que l’OONM-LR, le Festival Montpellier Danse, le Centre Chorégraphique National de Montpellier, etc.
Dans le domaine de la musique classique, plusieurs formations sont reconnues au niveau national. Je souhaite également mentionner les formations artistiques que sont l’Orchestre de Chambre de Toulouse, l’Orchestre Baroque de Montauban, les Passions et l’Orchestre Baroque de Toulouse, ainsi que le choeur de Chambre Les Eléments de Toulouse. Pour les orchestres et opéras, plus spécifiquement, l’Orchestre-Opéra de Montpellier et celui de Toulouse sont complémentaires et je suis très attachée à ce que la Région continue à soutenir ces deux entités et qu’une réflexion soit menée quant à des coopérations renforcées entre ces deux structures.
Pour l’Orchestre-Opéra de Montpellier, aux côtés des autres partenaires, nous souhaitons conditionner notre engagement financier autour de 3 axes forts : la poursuite du redressement financier, le développement du projet artistique et culturel assis sur les critères de label d’orchestre national et, enfin, la mise en place d’une gouvernance partagée et équilibrée.

 « Nous soutenons la création artistique, la diffusion, les structures culturelles, dans le domaine des arts et du spectacle vivant pour la production de nouveaux spectacles »

Scènes Nationales / les musiques actuelles :
Le secteur des musiques actuelles dispose également d’un réseau de 12 pôles régionaux et de groupes musicaux de renommée nationale. En 2015, 10 équipes artistiques musicales ont été conventionnées par la Région et 25 ont été soutenues au titre de la création.

Les arts du cirque et de la rue, le théâtre, la danse :
La filière cirque régionale est reconnue au plan international et compte plus de 100 compagnies professionnelles et 5 000 pratiquants sur le territoire. Pour le théâtre, il existe également un réseau d’établissements culturels assurant un aménagement du territoire équilibré.
En 2015, 11 équipes artistiques de théâtre, cirque ou arts de rue ont été conventionnées par la Région et 46 ont été soutenues pour l’aide à la création. Plusieurs compagnies régionales de danse ont également une dimension européenne, voire mondiale. 7 compagnies sont conventionnées avec la Région et 20 compagnies ont été soutenues au titre de la création, en 2015.
L’action régionale passe par un soutien à l’association Réseau en Scène et aux réseaux régionaux (arts de la rue, jazz et hip hop) pour accompagner la production et la diffusion des oeuvres.

Le livre, la lecture :
La Région soutient l’ensemble des acteurs du livre et favorise la création et la diffusion de la culture littéraire. Nous sommes ainsi présents à la Comédie du livre, où la Région valorise les éditeurs et les auteurs du territoire avec le stand « Editeurs en Région ». La Région accompagne également les éditeurs et les libraires pour un meilleur maillage du territoire régional et pour le développement de leur potentiel économique. Elle apporte ainsi une aide financière aux projets des éditeurs à travers différents programmes de soutien.
En parallèle dans une logique de développement interprofessionnel, nous travaillons également en lien étroit avec les deux associations qui oeuvrent pour la professionnalisation et le développement de l’ensemble de la filière du livre en région, Languedoc-Roussillon Livre et Lecture (LR2L), d’une part, et le Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées, d’autre part. Ces deux associations coopèrent activement et, à terme, proposeront un outil unique pour l’accompagnement des professionnels de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
Différents dispositifs régionaux tels que le prix Nougaro, le Prix Méditerranée des Lycéens contribuent également au rayonnement et au développement de la littérature et de l’écriture auprès du public jeunes.

Soutien de la Région LRMP à l’Orchestre-Opéra National de Montpellier (en haut) et à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse (en bas)
Soutien de la Région LRMP à l’Orchestre-Opéra National de Montpellier (en haut) et à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse (en bas)

Le cinéma et l’audiovisuel :
Concernant l’audiovisuel, la Région poursuivra ses partenariats avec France Télévision pour que les locales de France 3, notamment, soient de vrais vecteurs de notre territoire. Nous serons également attentifs à la renaissance d’une télévision locale sur Toulouse.
Pour ce qui est du cinéma, nous avons de vrais outils et de réels atouts en Languedoc Roussillon Midi Pyrénées. Nous allons travailler à une harmonisation de nos dispositifs en tirant le meilleur des structures déjà existantes et qui perdureront.
En 2016, l’accent sera mis sur la fabrication d’un film d’animation destiné au cinéma et intégralement écrit par des auteurs régionaux. Ce film est basé sur les personnages de la série, également soutenue par la Région, Les As de la Jungle (produite par la société toulousaine TAT, pour France Télévisions). C’est une première pour la région !
Nous poursuivrons également notre soutien aux tournages, par l’intermédiaire du Fonds Régional d’Aide à la Création Audiovisuelle, ainsi qu’en apportant un soutien aux commissions du film, un service assuré par Languedoc Roussillon Cinéma, Gindou Ciné et Ciné 32.
Nous sommes également signataires d’une convention avec le Centre National de la Cinématographie et de l’Image Animées portant notamment sur l’éducation à l’image (« Opération Jeunes au cinéma »), mais aussi sur le patrimoine, dans le cadre du soutien à la Cinémathèque de Toulouse, seconde de France par son importance, et à l’Institut J. Vigo.

Pour terminer, une question plus personnelle afin de mieux vous connaître, quels sont goûts et passions pour l’art et la culture en général ? Vous accordez-vous du temps ou en trouvezvous pour la découverte d’un musée, de spectacles, etc. ?
Je suis particulièrement touchée par les métiers d’art et la poésie, et ce depuis toujours. Pour vous faire part d’une anecdote, j’ai découvert Pina Bausch lorsque j’étais étudiante, lors de ma dernière année à Montpellier, grâce au Festival Montpellier Danse !

Recueilli par Stéphane Jurand

LAISSER UN COMMENTAIRE