Boris OA à la Galerie Plurielle à Sète jusqu’au 15 mai

C’est sur «l’île singulière», comme l’avait baptisé le poète Paul Valéry, que Boris Obregon Alvarez, jeune artiste chilien, va accrocher ses toiles à la Galerie Plurielle.

Jusqu’à aujourd’hui, le peintre a majoritairement exposé et travaillé en Amérique du Sud (Brésil, Chili, Bolivie, Argentine).

Son premier pas en Europe fut néanmoins ancré dans un climat méditerranéen, puisqu’il s’inscrivait dans le cadre d’une exposition collective (au salon Bugatti), en 2014 à Milan. Il fait cette année l’événement artistique de l‘entre-deux-tours, à la galerie sétoise, où il sera en résidence jusqu’au 15 mai.

Les murs vont être ornés par des tranches de monde(s). Un monde déjanté qui se décline en plusieurs atmosphères et décors, présentant une technique d’une grande maîtrise, et des personnages quasi-oniriques dont les traits sont d’une extrême justesse.

Les différentes couleurs choisies pour chaques oeuvres s’allient dans une harmonie subtile avec l’esprit dépeint. Ses tableaux donnent parfois l’impression de grattes ciels d’objets du quotidien, de protagonistes, une composition qu’on comprend être la traduction de ce qui l’entoure. Dans cet univers emplis de détails, il y a toujours un personnage, une nuance, un élément du décor qui enivre et fait parti intégrante de la narration brossée. Sorte d’histoire où les traits et spécimens peints remplacent avec suffisance les mots, et stimulent l’imagination, qui ne peut alors rester inerte.

Des mots, parfois, se nichent là où on ne les attend pas et donnent une saveur d’engagement, comme dans « Naturaleza Muerta ».
Les traces et effluves de ses années d’études en architecture sont perceptibles, notamment dans les lignes graphiques de ses oeuvres, qui structurent ce joyeux ensemble.

En résidence du 12 avril au 15 mai (vernissage le 29 avril), à la Galerie Plurielle à Sète. www.galerieplurielle.fr

 

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